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Racisme en Premier League : Burnley et Chelsea dénoncent un nouveau week-end de haine

Chelsea's Wesley Fofana - Photo by Icon Sport

Après le nul tendu entre Burnley et Chelsea à Stamford Bridge, Hannibal Mejbri et Wesley Fofana ont été la cible d’insultes racistes sur les réseaux sociaux. Les deux clubs ont réagi avec fermeté, relançant le débat sur l’inefficacité des mesures actuelles face à un fléau qui continue de ternir l’image du football anglais.

Le racisme en ligne frappe encore la Premier League. Le samedi 21 février 2026, Burnley FC et Chelsea FC ont dénoncé avec fermeté les insultes racistes visant Hannibal Mejbri et Wesley Fofana après leur match nul 1-1 à Stamford Bridge. La rencontre, tendue, avait vu Fofana recevoir deux cartons jaunes pour des fautes sur le milieu tunisien prêté par Manchester United, avant que Burnley n’égalise en fin de match. Dans la foulée, les deux joueurs ont été la cible d’une vague de messages haineux sur Instagram : émojis racistes, insultes et menaces. Les Clarets se sont dits « dégoûtés » par des actes « abominables », tandis que Chelsea a qualifié ces abus d’« inacceptables et illégaux », annonçant une collaboration immédiate avec la police et les plateformes.

La police métropolitaine de Londres a ouvert une enquête le 23 février, examinant les éléments transmis par les clubs et Meta. Cette nouvelle affaire s’inscrit dans une série d’incidents similaires survenus le même week-end, révélant une banalisation inquiétante de la haine numérique dès qu’un match bascule dans la tension. Malgré les campagnes répétées et les promesses d’outils de modération renforcés, les trolls anonymes continuent de prospérer. Qu’il s’agisse d’un club en lutte pour le maintien comme Burnley ou d’un prétendant aux places européennes comme Chelsea, le constat reste le même : le racisme demeure un fléau persistant du football anglais, et la réponse collective tarde encore à éradiquer ce poison.

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