Dans le vacarme d’un vestiaire de Ligue 1, il a lâché ça d’une voix tranquille. Vitinha, sourire au coin, regard sûr. “Pour le moment, je suis heureux ici et je ne veux pas partir.”
Simple, presque anodin, mais dans le climat actuel de rumeurs et de départs précipités, ces mots sonnent différemment. Le Portugais, souvent présenté comme un élève modèle du PSG version Luis Enrique, raconte surtout une histoire d’équilibre : celle d’un joueur qui a trouvé sa place dans une ville pas toujours tendre avec les footballeurs.
Il insiste, d’ailleurs. Il aime “le projet, le club, les gens, l’entraîneur”. Ce n’est pas de la langue de bois, ou alors il la parle avec style. Parce que ceux qui le côtoient le savent : Vitinha, c’est le genre à s’imprégner des lieux. Et Paris, il l’habite vraiment. Il parle la langue, se fond dans la ville, flâne parfois incognito du côté de Saint-Germain. Sa famille, dit-il, “adore vivre à Paris”. Là encore, on sent la sincérité, mais aussi une nuance : il ne jure pas fidélité éternelle, juste un présent qui lui va à merveille.
Un attachement, oui. Mais pour combien de temps ?
On sent entre les lignes qu’il se méfie des grands serments. “J’espère que ça restera ainsi”, glisse-t-il presque en aparté, comme pour se protéger du football qui change d’humeur à chaque mercato. Et pourtant, pour l’instant, il tient bon. Ce PSG-là, bouillonnant et exigeant, il l’a apprivoisé. On ne sait pas ce que l’avenir réserve — les chiffres se contredisent, les offres s’envolent vite — mais ce qui est sûr, c’est qu’aujourd’hui, Vitinha ne joue pas à Paris : il vit Paris.

