Le Paris Saint-Germain ne chôme pas. Alors que l’équipe de Luis Enrique s’apprête à recevoir l’OL ce dimanche 19 avril (21h), la cellule de recrutement dirigée par Luis Campos s’active en coulisses avec une intensité rare.
Trois prolongations majeures validées, une piste milieu à 60 millions d’euros, un ailier star qui snobe les coucous anglais : le mercato parisien est déjà en surchauffe, et l’été n’a pas encore commencé.
Le PSG verrouille ses joyaux
Premier signal fort : Paris a décidé de sécuriser son ossature jeune avant que la concurrence européenne ne frappe aux portes. Warren Zaïre-Emery, 20 ans, prolonge jusqu’en 2031 avec un salaire doublé estimé à environ 10 millions d’euros annuels. Le milieu de terrain formé au club, déjà incontournable dans l’entrejeu parisien, était l’une des priorités absolues de Campos. Mission accomplie.
Dans la foulée, Bradley Barcola paraafe une extension jusqu’en 2030. L’ailier de 23 ans, auteur d’une saison XXL en Ligue des champions, était logiquement en position de force pour renégocier. Luis Enrique a clairement pesé dans la balance pour accélérer le dossier. Troisième prolongation actée : Lucas Beraldo, le défenseur brésilien de 21 ans, est lié au club jusqu’en 2029. Une décision qui peut surprendre au vu de la concurrence en défense centrale — Pacho, Zabarnyi — mais qui traduit la confiance du staff dans le jeune Sud-Américain sur le long terme.
Cinq autres dossiers seraient en cours de discussion, dont potentiellement celui de Désiré Doué, fer de lance d’une génération dorée que le PSG entend conserver coûte que coûte.
João Neves, la grande cible du milieu
C’est le feuilleton qui anime les insiders parisiens depuis plusieurs jours. Le PSG aurait coché le nom de João Neves, 21 ans, pépite de Benfica valorisée à 60 millions d’euros sur le marché. Profil box-to-box, capable de récupérer, de construire et de percuter : exactement ce que Luis Enrique recherche pour faire évoluer son milieu. Une offre serait imminente selon plusieurs sources convergentes.
Deux alternatives existent si la piste portugaise se complique. Martín Zubimendi, de la Real Sociedad, dont la clause libératoire avoisine également les 60 millions, et Florian Wirtz, le prodige de Leverkusen — mais ce dossier, estimé à plus de 100 millions, reste pour l’heure davantage un rêve qu’un projet concret. Les revenus générés par le parcours en Ligue des champions — environ 120 millions d’euros — donnent néanmoins à Paris des marges de manœuvre réelles pour frapper fort cet été.
Kvaratskhelia dit non à Arsenal
L’autre information qui fait sourire du côté du Parc des Princes : Khvicha Kvaratskhelia n’a aucune intention de quitter Paris. L’ailier géorgien, courtisé par Arsenal avec insistance, aurait fermé la porte aux Gunners, se déclarant « extrêmement heureux » dans la capitale française. Sous contrat jusqu’en 2028, une prolongation serait même à l’étude pour couper court à toute spéculation future.
Un contexte XXL, entre L1 et C1
Ce mercato s’articule autour d’un calendrier chargé qui donne le vertige. Après PSG-OL ce dimanche, Paris accueille le Bayern Munich le 28 avril au Parc des Princes (21h) en demi-finale aller de Ligue des champions, avant le retour à l’Allianz Arena le 6 mai. C’est dans ce contexte de double ambition — titre en L1, sacre européen — que Campos construit méthodiquement le PSG de demain, en blindant ses jeunes pousses tout en préparant les coups de l’été.
Le mercato parisien n’a jamais vraiment de saison morte. Il a juste des épisodes plus intenses que d’autres.
