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PSG – Monaco : Luis Enrique met en garde contre toute once de confiance excessive

Luis ENRIQUE (Photo by Anthony Bibard/FEP/Icon Sport)

Avant le barrage retour de Ligue des Champions au Parc des Princes, Luis Enrique douche les ardeurs parisiennes.

Vainqueur 3-2 à l’aller face à Monaco, le PSG n’a aucun acquis à capitaliser selon son coach espagnol, qui martèle la nécessité d’une performance XXL pour valider le billet en huitièmes.

Mental d’acier, pas d’euphorie

Dans une salle de conférence bondée, l’ancien technicien du Barça a vite tempéré les certitudes. « Rien n’est joué, loin de là », a-t-il lancé d’entrée, les yeux plissés derrière ses lunettes. Les supporters parisiens, portés par l’exploit du Louis-II, rêvent déjà d’une promenade. Mais Enrique rappelle les réalités crues du très haut niveau : un but de retard pour l’ASM suffit à faire basculer l’équilibre. « Monaco démarre avec un handicap, oui, mais ce sera un combat unique et impitoyable. Notre mission ? Gagner, tout simplement. Pas question de se reposer sur un score flatteur. »

Cette posture offensive tranche avec les discours policés habituels. Fidèle à sa philosophie, Enrique impose un cap clair : possession maîtrisée, pressing asphyxiant, et zéro complaisance. « On ne défend aucun résultat, on impose le nôtre », résume-t-il, évoquant les moments de doute inévitables. Une équipe monégasque revancharde, dopée par son public à l’aller, pourrait exploiter la moindre faille. Le PSG, diminué par les blessures de Ruiz, Dembélé et d’autres, devra puiser dans ses réserves.

La menace Hakimi en toile de fond

Intertitre de relance : L’épée de Damoclès judiciaire plane toujours

Au-delà du rectangle vert, l’ombre d’Achraf Hakimi hante le vestiaire. Renvoyé en procès pour viol par une juge d’instruction, l’arrière latéral marocain nie en bloc. Cette affaire, relancée cette semaine, ajoute une pression psychologique indésirable à 24 heures du choc. Enrique, prudent, balaie le sujet : « On se concentre sur le foot. Achraf est un pro, un guerrier. » Mais dans un contexte où chaque détail compte, cette « bombe », comme l’ont titré certains, pourrait perturber la sérénité collective.

Objectif huitièmes, impératif catégorique

Enrique n’édulcore rien : l’élimination face à la huitième de Ligue 1 serait un séisme. « Être sorti par Monaco ? Un cauchemar. On a surmonté pire avec nos absents récurrents. Notre mentalité reste intacte : attaquer pour mériter la qualif’. » Cette nuit de février au Parc s’annonce électrique. Sous les 45 000 regards, le PSG version Enrique joue sa crédibilité européenne. Monaco, outsider affamé, guette la moindre erreur. Vraiment rien n’est joué.

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