Le Parc des Princes a vibré hier soir. En infligeant une correction à l’Olympique de Marseille (5-0), le Paris Saint-Germain a rappelé qui régnait encore sur la Ligue 1.
Et au cœur du spectacle, un homme : Ousmane Dembélé. Auteur d’un doublé et d’une passe décisive, l’ailier français a fait taire, au moins le temps d’une soirée, les critiques sur son irrégularité.
Mais Luis Enrique, lui, n’a jamais douté. Mieux encore, il a retourné l’argument à son avantage. Interrogé sur le cas Dembélé, l’entraîneur espagnol a lâché une phrase qui a fait mouche : « J’aime les joueurs irréguliers comme Ousmane. » Un pied de nez à ceux qui mesurent le talent à la seule constance statistique. “C’est un joueur différent avec le ballon”, a-t-il ajouté, soulignant cette imprévisibilité que beaucoup confondent avec un défaut.
Depuis janvier, Dembélé semble pourtant trouver son rythme. En neuf matchs, six buts, trois passes décisives, et une influence croissante dans le jeu parisien. De quoi envisager, peut-être, le vrai départ de sa saison. Car si l’ancien Barcelonais alterne encore le génie et les instants d’absence, Luis Enrique, lui, préfère y voir la marque des artistes : ceux capables de briser un match sur un éclair.
Le technicien espagnol sait qu’il aura besoin de cet éclat en Ligue des Champions. Avec Lens toujours en embuscade en championnat et les barrages européens face à Monaco en ligne de mire, Paris entre dans une période charnière. Mais fidèle à sa philosophie, Luis Enrique refuse de céder à la pression : “Il n’y a pas de message à envoyer aux rivaux”, a-t-il prévenu. L’essentiel, pour lui, se joue ailleurs. Dans le geste juste, parfois irrégulier, souvent génial — à l’image d’Ousmane Dembélé.
