À quelques jours du choc au Parc, Luis Enrique et Roberto De Zerbi se lancent des fleurs empoisonnées, mélange d’admiration et de piques subtiles.
J’ai couvert une dizaine de ces Classiques, et croyez-moi, ces échanges d’avant-match sentent bon la poudre – du genre à transformer un simple duel tactique en guerre ouverte.
Luis Enrique, en conf’ de presse mercredi, a encensé De Zerbi sans retenue : « Ce que j’aime chez lui, c’est sa mentalité. Il attaque tous les jours, fait son équipe pour attaquer. » L’Espagnol, qui connaît les critiques comme sa poche après ses débuts chaotiques à Paris, rend hommage à ce pressing haut, cette audace italienne qui colle aux tripes marseillaises. Et pourtant, derrière les compliments, il glisse ses ambitions : « On veut dominer, avoir le ballon, presser vite. » Sauf que De Zerbi, de son côté, n’a pas mâché ses mots récemment sur l’écart budgétaire – « Ce n’est pas un Classique, on ne peut pas comparer les budgets » –, une façon polie de rappeler que Paris joue avec des billets, Marseille avec du cœur. Les chiffres se contredisent : PSG leader invincible, OM en pleine crise, mais les Olympiens ont déjà surpris cette saison.
Riposte électrique !
On ne sait pas encore si De Zerbi répliquera en conf’ samedi, mais l’Italien, que j’ai vu galvaniser la Jonquerière après une défaite rageante, voit en Enrique une référence – « un des meilleurs au monde » – tout en visant la scalpe. Luis Enrique, lui, ferme la porte aux débats futiles, genre sur les délocalisations passées : « Rien. Je suis content de jouer partout avec le PSG. » Ces nuances, ces limites tactiques qu’ils se renvoient, ça promet un Vélodrome en fusion – ou pardon, un Parc survolté. Les joueurs sentent déjà la tension, et moi, après tant de derbys, je parie sur du spectacle brut, sans concession.

