Dans une interview accordée à Téléfoot, Lucas Chevalier est revenu sur ses premières semaines délicates au PSG. Le nouveau gardien international français assure néanmoins que le meilleur reste à venir.
Hier soir face au Havre (3-0), Chevalier a enfin livré une prestation référence sous le maillot parisien. Auteur de trois arrêts déterminants, il s’est surtout illustré par une parade exceptionnelle du bout des gants à la 25e minute. De quoi lui valoir la meilleure note du match (7,5/10) attribuée par la rédaction de FM.
Pourtant, ce niveau n’est pas une surprise selon ses propres mots, recueillis lors de la trêve internationale et diffusés ce dimanche. « Je vais continuer à progresser et à montrer que je suis un grand gardien. Malgré mon jeune âge, je peux déjà beaucoup apporter et je donnerai encore plus à l’avenir », confie-t-il. Tout juste appelé pour la première fois en équipe de France contre l’Azerbaïdjan, il savoure : « Cela faisait un an que j’étais dans le groupe sans jouer. Aujourd’hui je suis officiellement international. C’est une fierté. J’espère chanter encore la Marseillaise sur le terrain. »
« Être gardien au PSG, ce n’est pas que faire des arrêts »
Chevalier reconnaît que son adaptation à Paris a demandé du temps, mais il se dit désormais pleinement confiant. « Je sais ce que je peux apporter au PSG. Luis Enrique me répète qu’il est très content de moi. Être gardien ici, ce n’est pas seulement arrêter des tirs. On travaille beaucoup sur le placement, l’orientation, le jeu au pied… Des détails qui ne se voient pas forcément à la télévision. »
Il insiste sur le fait que son entraîneur ne le féliciterait pas s’il n’en pensait pas un mot : « On a vraiment l’impression d’avancer dans le bon sens. Les progrès se ressentent déjà dans l’équipe et ce sera encore mieux à l’avenir. »
Le portier de 24 ans découvre aussi un environnement bien plus exposé qu’à Lille. Chaque geste est désormais analysé, ce qui lui a valu une polémique avec un like pro-RN sur Instagram, qu’il continue d’attribuer à une « maladresse ». « Ma vie a changé, j’ai quitté mon cocon. On me scrute en permanence et sans pitié. Il faut apprendre à digérer tout ça pour avancer sereinement. »
Sa performance contre le Havre pourrait bien être le point de départ de la sérénité qu’il recherche.

