José María Sánchez Martínez n’en est pas à son premier coup de sifflet controversé en France.
L’Espagnol de 42 ans, désigné par l’UEFA pour diriger PSG-Liverpool au Parc des Princes mercredi (21h, Canal+), reste dans les mémoires olympiennes après l’OM-Atalanta de novembre dernier, marqué par une main oubliée dans la surface. Mehdi Benatia avait alors parlé de « vol », un mot rare dans le vocabulaire diplomatique du football.
Sánchez Martínez, arbitre international depuis 2017, affiche pourtant une rigueur statistique exemplaire : en 19 matchs européens dirigés cette saison, il distribue en moyenne seulement 3,8 cartons par rencontre, l’un des plus faibles ratios parmi ses pairs en C1. Une donnée qui illustre son style : peu interventionniste, presque britannique, ce qui pourrait paradoxalement avantager Liverpool, habitué à un rythme physique plus permissif.
Côté PSG, Luis Enrique se méfiera d’un arbitre déjà croisé l’an passé face à Aston Villa (3-2), où Paris avait malgré tout validé sa qualification. Dans un duel aussi explosif, chaque décision de Sánchez Martínez risque d’être scrutée bien au-delà du tableau d’affichage.

