Le Parc des Princes paie cash les débordements du choc PSG-OM. Banderoles insultantes et pétards ont enflammé la LFP, qui dégaine une sanction immédiate et sévère.
Clap de fin à Auteuil : le PSG à l’épreuve du silence
La commission de discipline de la Ligue de Football Professionnel (LFP) n’a pas fait dans la dentelle. Suite aux incidents survenus lors de la victoire parisienne 2-1 contre l’Olympique de Marseille dimanche dernier, le PSG écope d’une fermeture partielle de la tribune Auteuil pour les deux prochains matchs à domicile, assortie d’une amende de 10 000 euros. Les supporters du Collectif Ultras Paris (CUP), auteurs des banderoles provocatrices visant les Phocéens et les pétards lancés en fin de rencontre, se retrouvent ainsi privés de leur bastion historique. Cette décision, effective immédiatement, s’applique dès la réception de Brest ce week-end en Ligue 1, avant le choc européen contre un adversaire encore à confirmer. Le club parisien, déjà sous surveillance disciplinaire cette saison, risque de perdre une partie de son âme au Stade de France ou ailleurs si recours il y a.
Un brasier qui ravive les tensions historiques
Ces sanctions relancent le débat sur le comportement des supporters en Ligue 1, où PSG et OM cumulent les amendes records depuis des années. Au-delà de la sanction sportive, c’est l’image du football français qui trinque : la LFP veut enrayer une spirale de violence verbale et pyrotechnique qui dessert le championnat. Luis Enrique, l’entraîneur parisien, avait pourtant appelé au calme en conférence d’après-match, soulignant que « le football vit de sa passion, pas de ses excès ». Reste à savoir si cette mesure musclée apaisera les ultras ou attisera leur révolte. Avec un calendrier chargé – Ligue 1, Ligue des champions et Coupe de France –, le PSG devra compter sur ses stars comme Dembélé ou Barcola pour faire oublier ce camouflet disciplinaire et transformer la colère en carburant sur le terrain.

