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PSG : le dossier du Parc des Princes définitivement enlisé en cas de victoire d’Emmanuel Grégoire ?

Emmanuel Grégoire

À trois jours du second tour des municipales parisiennes (22 mars 2026), Emmanuel Grégoire en tête risque de prolonger le blocage sur le Parc des Princes. Malgré des promesses tièdes, ses alliés écolos et l’héritage Hidalgo garantissent un statu quo fatal pour le PSG.

Nasser Al-Khelaïfi a perdu patience. Huit ans de discussions stériles avec la mairie PS d’Anne Hidalgo, et voilà le qatari qui enclenche le plan B : un stade flambant neuf à Massy ou Poissy, opérationnel fin 2026. Les municipales approchent, et les supporters parisiens y voient un espoir. Erreur fatale. Une victoire d’Emmanuel Grégoire (28% au premier tour) ne débloquerait rien. Au contraire, elle cristalliserait l’immobilisme : le dauphin d’Hidalgo parle de « bail long encadré » et de « droit de rachat prioritaire » pour la Ville, mais sans conviction ferme ni calendrier.

La gauche divisée, QSI déjà ailleurs

Grégoire veut bien un projet mixte – stade, jardin, commerces – mais ses partenaires écologistes du Printemps parisien posent des lignes rouges : pas de vente pure, pas de perte de contrôle public. Ajoutez LFI avec Sophia Chikirou, farouchement opposée à tout « bradage », et RN dans le même camp, et vous obtenez un Conseil de Paris paralysé. Même élu, le candidat PS devra batailler pour un simple mandat de négociation, multipliant les réunions sans issue. Rachida Dati (LR), à égalité potentielle au second tour, promettait l’inverse : talks immédiates pour une cession contre un « village PSG ». 61% des Parisiens, las du cirque, plébiscitent pourtant la vente.

Ce scénario catastrophe accélère l’exode qatari. Le Parc, icône du foot hexagonal, craque de partout : vétusté, affluence en berne, travaux cosmétiques insuffisants. QSI, pragmatique, mise sur un arène moderne de 60 000 places, libérée des chaînes administratives. Chelsea en Ligue des Champions mardi au Parc ? Peut-être l’un des derniers grands rendez-vous dans l’antre historique. Lens, leader surprise en L1, guette : une défaite parisienne amplifierait le fiasco. Grégoire table sur des « bases saines », mais le timing est un ennemi impitoyable.

Pour les supporters, c’est la douche froide. Rester au Parc, symbole d’une gloire passée ? Ou migrer vers un temple futuriste, reflet d’une ambition sans limites ? Une gauche unie aux municipales signerait l’arrêt de mort du dossier, confiant QSI dans ses plans alternatifs. Les urnes tranchent dimanche, mais le PSG, lui, a déjà plié bagage mentalement. La Canebière politique enterre un rêve phocéen, au profit d’un horizon radicalement neuf.

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