Luis Enrique n’a pas caché son agacement. Le technicien du PSG s’est montré particulièrement critique envers le nouveau format de la Ligue des Champions, à l’issue d’une phase de Ligue qu’il juge confuse et injuste.
Entre un calendrier infernal, huit affiches de très haut niveau et une 11e place qui contraint les Parisiens à passer par les barrages, l’Espagnol estime que cette formule brouille la hiérarchie européenne et pénalise les clubs ambitieux.
Le tirage au sort, effectué vendredi à Nyon, n’a d’ailleurs pas épargné le PSG. Les champions d’Europe en titre devront affronter l’AS Monaco, 21e du classement général, pour décrocher leur billet en huitièmes de finale. Paris, tête de série grâce à sa 11e place, disputera le match aller en Principauté les 17 ou 18 février, avant de recevoir le retour au Parc des Princes une semaine plus tard. Un duel 100% français qui promet, mais dans un contexte parisien tendu.
Les hommes de Luis Enrique sortent en effet d’une phase de Ligue frustrante. Lors de la dernière journée, les Parisiens ont concédé un nul face à Newcastle (1-1), malgré une nette domination et un but précoce de Vitinha. Un penalty manqué par Ousmane Dembélé et plusieurs occasions non converties ont coûté cher : ce nul a privé Paris d’une place dans le Top 8, synonyme de qualification directe pour les huitièmes, les renvoyant une nouvelle fois aux barrages.
Le coach espagnol n’a pas mâché ses mots pour dénoncer ce qu’il considère comme une distorsion d’équité. « Il faut être honnête : ce format crée des injustices. Dans une compétition, il devrait y avoir les mêmes conditions pour toutes les équipes. Le calendrier, les adversaires, tout doit être équilibré », a-t-il expliqué sur PSG TV avant la conférence de presse précédant le déplacement à Strasbourg. Luis Enrique rappelle ainsi que le PSG n’a affronté qu’une seule équipe hors du Top 24 — l’Athletic Bilbao —, tandis que sept de ses huit adversaires se sont hissés dans le Top 8. « Normalement, quand tu es tête de série, tu es avantagé… mais ce n’est pas vraiment le cas », a-t-il ironisé.
Derrière ses critiques, c’est surtout la charge de travail qui inquiète l’entraîneur. Dans un mois de février démentiel, le PSG devra enchaîner les barrages contre Monaco, la course au titre en Ligue 1, et se préparer à de potentielles confrontations face à des géants comme le FC Barcelone ou Chelsea en mars, en cas de qualification. Une série de chocs qui mettra à rude épreuve les organismes et la profondeur de l’effectif parisien. Luis Enrique, lui, espère que son équipe saura transformer la frustration de cette phase de Ligue en un moteur pour avancer, malgré tout, dans “cette nouvelle Ligue des Champions” qu’il juge encore à apprivoiser.

