Le revers du PSG face à Rennes (3-1) a laissé des traces. Dans un vestiaire fragilisé par les frustrations et les ambitions personnelles, Ousmane Dembélé et Vitinha n’ont pas hésité à hausser le ton.
L’ambiance au sein du club parisien semble se tendre, à un moment clé de la saison.
Après la démonstration face à l’Olympique de Marseille (5-0) au Parc des Princes, Paris abordait son déplacement à Rennes avec l’objectif clair de consolider sa première place en Ligue 1. Luis Enrique avait prévenu ses joueurs : il ne fallait surtout pas tomber dans la suffisance. Pourtant, les Parisiens sont tombés dans le piège tendu par les Bretons, plus agressifs, plus disciplinés et surtout plus réalistes. Le score final, 3-1, a sonné comme un coup d’arrêt brutal pour une équipe qui s’était habituée à dominer.
Ce revers a aussi révélé des fissures internes. En zone mixte, Ousmane Dembélé a surpris en adressant un message apparemment destiné à ses coéquipiers. « La saison dernière, on a mis le club avant tout, le blason avant nos ego. Cette année, certains pensent davantage à eux-mêmes qu’à l’équipe », a lâché le Ballon d’Or 2025, visiblement agacé. Ces propos n’ont pas manqué de faire réagir dans le vestiaire, où certains y ont vu une attaque directe contre quelques cadres jugés moins impliqués, notamment depuis le début de l’année.
Luis Enrique, très attaché à l’unité de groupe, n’a pas apprécié cette sortie médiatique. L’entraîneur espagnol estime que les différends doivent se régler dans le vestiaire, non devant les caméras. Selon plusieurs sources proches du club, une discussion musclée aurait eu lieu dès le lendemain à Poissy entre le technicien et son attaquant, sous le regard attentif du directeur sportif, Luis Campos. Si aucune sanction officielle n’a encore été prononcée, Dembélé pourrait être rappelé à l’ordre dans les jours à venir.
Et comme si cela ne suffisait pas, Vitinha aurait lui aussi exprimé son malaise après la rencontre. Le Portugais, très en colère contre le manque d’engagement collectif, aurait fait part — dans le vestiaire cette fois — de son incompréhension face à certaines attitudes jugées « non professionnelles ». Un écho direct au message de Dembélé, qui confirme la tension croissante au sein d’un groupe censé viser l’excellence.
Ce nouvel épisode illustre les fragilités d’un PSG pourtant impressionnant depuis le début de saison. Leader incontesté sur le plan technique, le collectif parisien semble en revanche manquer de cohésion dans les moments difficiles. À une semaine d’un huitième de finale de Ligue des champions face à Manchester City, cette fracture interne tombe au plus mauvais moment.
Luis Enrique tente désormais d’éteindre l’incendie et de recoller les morceaux avant que la situation ne s’envenime. Car à Paris, les crises naissent toujours très vite — et se propagent encore plus vite.

