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PSG : la sortie de Dembélé révèle une ambiance délétère dans le vestiaire

Ousmane Dembélé (Photo by Icon Sport)

Les propos d’Ousmane Dembélé, critiquant le manque d’investissement collectif au PSG, ont mis en lumière un climat interne plus tendu qu’il n’y paraît. À la veille du choc face à Monaco, le vestiaire parisien semble traversé par des divergences inédites depuis l’arrivée de Luis Enrique.

La défaite à Rennes a laissé des traces. Plus encore que le score, c’est la réaction d’Ousmane Dembélé qui a provoqué des remous en interne. « On doit jouer pour le PSG, pas chacun pour soi », a lâché l’ailier français dans un moment d’agacement rare, après une prestation collective en deçà des attentes. Des mots forts, perçus comme un avertissement au sein du vestiaire, mais aussi comme le symptôme d’un malaise plus profond.

Car selon plusieurs sources proches du groupe, le Ballon d’Or en titre n’est pas isolé dans cette analyse. Ces dernières heures, Canal+ a notamment révélé que Marquinhos, le capitaine, partageait le même ressenti, tout comme Vitinha. Trois cadres donc, tous décrits comme exemplaires dans leur implication, qui estiment que l’état d’esprit du collectif n’est plus celui de la saison passée.

Un vestiaire sous tension à l’approche de Monaco

Ces divergences surgissent à un moment charnière. Paris s’apprête à disputer un barrage de Ligue des Champions face à Monaco, une double confrontation capitale pour confirmer ses ambitions européennes. Sur le plan comptable, le PSG reste solide – deuxième du championnat après 22 journées – mais le contexte semble moins serein qu’il n’y paraît.

En interne, certains regrettent un relâchement visible depuis l’élimination en Coupe de France face au Paris FC, un revers qui aurait, selon plusieurs cadres, mis en évidence des comportements « individualistes ». Marquinhos aurait même exprimé son irritation sur plusieurs séquences mal négociées lors de cette rencontre, preuve que la cohésion du groupe n’est plus aussi fluide.

Luis Enrique, de son côté, tente d’éteindre l’incendie naissant. L’entraîneur espagnol a d’abord minimisé la sortie de Dembélé, préférant insister sur la nécessité de “conserver le cap collectif”. Mais en coulisses, son discours tournerait désormais autour de la responsabilisation des leaders et d’une remobilisation urgente avant l’Europe.

Le poids du message et l’enjeu de l’unité

Ce n’est pas la première fois que le PSG est confronté à une fracture interne, mais cette fois, le contexte est différent. L’équipe ne traverse pas une crise sportive, loin de là. Elle reste compétitive, joueuse, ambitieuse. Ce qui interroge, c’est la manière dont les ambitions individuelles semblent réémerger, là où Luis Enrique avait justement réussi à imposer une logique de groupe.

Pour Dembélé, parler publiquement était un risque calculé. Ses propos, lourds de sens, visent à relancer une dynamique collective qui s’essouffle. Et que son message fasse écho chez les cadres indique que le problème dépasse le simple cadre émotionnel d’un soir de défaite.

Au moment d’aborder ce choc contre Monaco, le PSG joue bien plus qu’un ticket pour les huitièmes de finale : il joue son équilibre interne. Une cohésion qu’il devra vite retrouver pour espérer viser plus haut, en France comme en Europe.

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