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PSG : la confiance s’effrite au plus mauvais moment

Luis Enrique (Photo by Icon Sport)

Battu par Monaco (1-3), le Paris Saint-Germain traverse une période de doute, symptomatique d’un collectif moins sûr de sa force à l’approche du choc européen face à Chelsea. Luis Enrique, lucide, en a fait le constat.

Le visage fermé, la voix posée mais inquiète, Luis Enrique n’a pas cherché d’excuses. Vendredi soir, après la défaite face à l’AS Monaco, l’entraîneur du PSG a reconnu une réalité que l’on devinait déjà sur le terrain : son équipe n’avance plus avec la même assurance. Les Parisiens, dominateurs la saison dernière par leur maîtrise technique et leur pressing incisif, se sont cette fois montrés brouillons, hésitants, presque fragiles. La supériorité collective a laissé place au doute, et l’Espagnol n’a pas tenté de le masquer.

Le doute s’installe avant Chelsea

« Nous avons été très imprécis pendant tout le match, c’est inhabituel pour nous », a-t-il reconnu, conscient que les erreurs se multiplient dans les moments clés. Un premier but offert sur une relance hasardeuse, une réaction trop timide, puis un sentiment d’impuissance face au réalisme monégasque : le scénario, répétitif ces dernières semaines, traduit une forme d’usure mentale.

Ce coup de mou arrive à un moment critique. Dans quatre jours, le PSG reçoit Chelsea au Parc des Princes pour le huitième de finale aller de la Ligue des champions. Toute Paris se souvient à quel point cette compétition dévore les saisons du club : c’est la mesure ultime, celle où l’assurance ou la fébrilité se révèlent. Et pour l’heure, c’est bien le doute qui domine.

Luis Enrique n’a pas changé de discours de fond : maîtrise, patience, pressing haut et possession sont les piliers de son projet. Mais dans l’exécution, quelque chose coince. « Curieusement, Monaco s’est créé moins d’occasions que lors de nos deux précédents matchs, mais ils ont su profiter de nos erreurs », a-t-il admis sur Ligue 1+. Le paradoxe est là : le plan existe, mais la confiance ne suit plus.

Dans les tribunes, on a senti un PSG nerveux, parfois apathique. Mbappé, gêné par un coup reçu, a semblé éteint ; Vitinha et Zaïre-Emery ont manqué de justesse dans les transitions ; Marquinhos, symbole d’un axe en difficulté, peine à contenir les vagues. Même Donnarumma, souvent impérial, n’échappe pas au doute collectif.

Pour Luis Enrique, la clé n’est pas tant tactique que psychologique. Il sait qu’un succès contre Chelsea pourrait tout relancer, recréer cet élan qui transforme une équipe hésitante en machine conquérante. Mais il sait aussi que l’inverse est possible si la spirale continue.

« Il faut corriger ça très vite », a-t-il martelé, comme une urgence plus qu’une promesse. Paris a quatre jours pour retrouver la sérénité qui fait les grands champions. Et le temps, cette fois, semble courir contre lui.

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