Achraf Hakimi, pilier défensif du PSG, vient d’être renvoyé devant la cour criminelle de Nanterre pour viol, une décision rendue publique ce lundi.
L’international marocain, sous contrat jusqu’en 2026 pour 10 M€ nets annuels, conteste fermement les accusations portées depuis février 2023 par une étudiante de 24 ans. Alors que Paris affronte Monaco en Ligue des Champions ce soir, ce feuilleton judiciaire de trois ans atteint un tournant décisif.
Une nuit fatidique à Boulogne
Le 7 février 2023, dans l’appartement huppé d’Hakimi à Boulogne-Billancourt, une rencontre via Instagram tourne au drame selon la plaignante. Contactée la veille, l’étudiante décrit une agression sexuelle sous l’effet de GHB, avec violences physiques présumées. Placée en garde à vue, elle détaille une relation non consentie après une soirée arrosée. Hakimi est interpellé le 9 février, mis en examen le 23 mars pour viol, et placé sous contrôle judiciaire strict : interdiction de quitter la France, pointages réguliers. L’enquête révèle des traces d’ADN de la plaignante sur ses vêtements, mais rien sur son slip ; les analyses confirment du GHB chez elle, indétectable normalement après 36 heures.
SMS ambigus et bataille d’expertises
Le joueur jure une relation consentie, suivie d’un départ volontaire de la jeune femme vers 5h. Des SMS postérieurs semaient le doute : « Merci pour hier soir », demandes de retrouvailles, allusions à une grossesse et IVG fantôme. La partie civile les balaie comme post-traumatiques. Le parquet de Nanterre requiert le renvoi dès août 2025, jugeant les charges suffisantes malgré des expertises ADN contestées. Le juge d’instruction tranche le 23 février 2026 : cap sur la cour criminelle, requête en nullité de Me Ancelya Fabre rejetée dans la foulée. Audience en vue, sans date fixée.
La voix du Lion : innocence criée haut et fort
Sur X, Hakimi explose : « Une accusation de viol suffit à un renvoi criminel, alors que je conteste et que tout prouve le contraire. J’attends serein le procès pour la vérité publique. » Son avocate renchérit : « Achraf est confiant, le dossier valide sa version. » Au PSG, silence radio officiel. Luis Enrique le maintient titulaire malgré les blessures de Dembélé et Ruiz. Sponsors en alerte, supporters divisés : Hakimi, libre en 2023, symbolise l’ère qatarie. Le renvoi n’est pas culpabilité, mais l’étau judiciaire se resserre.
Pour Paris, l’enjeu est colossal : Ligue 1, C1, Coupe. Un verdict pourrait tout basculer. La justice française, intransigeante, tranchera. En attendant, le Parc retient son souffle, entre foot et tribunaux.
