Touché au mollet depuis une semaine, Ousmane Dembélé ratera Le Havre samedi. Son retour, espéré début mars, cristallise les enjeux d’un PSG diminué mais leader, à l’approche des huitièmes de C1.
Depuis le 18 février, Ousmane Dembélé tance le staff parisien avec sa énième alerte mollet. Gêne au gauche contractée face à Metz, examens rassurants mais repos forcé : l’ailier vedette, si précieux en phase de relance (8 buts, 12 passes décisives), a déjà cumulé 11 absences cette saison. Luis Enrique, prudent, table sur une reprise « début mars » – potentiellement pour le choc retour Monaco en Ligue des Champions (4 mars) ou Nantes (8 mars). Mais rien n’est acquis : « Pas de risques inutiles », tranche le technicien espagnol, conscient que chaque sprint compte dans la course au titre.
L’infirmerie, talon d’Achille parisien
Cette tuile s’ajoute à un hôpital de campagne déjà blindé. Fabian Ruiz (jambe), Désiré Doué (sorti sur civière mi-temps vs Metz) et Vitinha (fatigue chronique) restent en soins individuels. Résultat : un groupe rachitique pour Le Havre (21h05), avec Enrique contraint à la rotation avant un calendrier assassin – C1, puis trêve internationale. Dembélé, pilier offensif malgré ses pépins récurrents, incarne cette fragilité : 6 jours manqués sur ce coup, mais un historique qui interroge sa fiabilité post-35 ans.
Le PSG, invaincu en 2026 et leader L1 (+5 sur Monaco), refuse pourtant la panique. « On gère au jour le jour », insiste Enrique, qui mise sur Barcola, Kvaratskhelia et Zaïre-Emery pour tenir la cadence. Mais l’absence de « Dembouz », si décisif en transitions (top 1 en dribbles réussis), pèse lourd dans la quête du doublé. Début mars, son retour pourrait être l’étincelle : Liverpool ou le Barça au tirage C1, Nantes en L1… Le Paris Saint-Germain, diminué mais résilient, attend son joker. Reste à savoir si le corps d’Ousmane, trop souvent trahi, tiendra ses promesses cette fois.

