PSG : « Dembélé 4ème, pas le ballon d’Or », lâche le frustré Raphinha

Fin janvier, Raphinha s’est livré longuement dans une interview accordée à SofaScore, au micro de l’émission « A Guest and a Half ». Pas une sortie à chaud, pas une phrase lâchée sous le coup de la frustration immédiate. Non. Un moment posé, presque réfléchi, pour revenir sur ce Ballon d’Or 2025 qui l’a laissé à la cinquième place. Et ça se sent. Le ton est maîtrisé, mais la déception affleure, sans filtre inutile. Il s’attendait à mieux. Il le dit. Simplement.

« J’étais contrarié », lâche-t-il d’entrée, avant d’entrer dans le dur. Top 3, au minimum. Voilà ce qu’il avait en tête. Gagner, il savait que ce serait compliqué, parce que la Ligue des champions pèse lourd, parfois trop lourd, et pas toujours de manière cohérente. Sauf que pour lui, un prix individuel ne peut pas se réduire à une seule compétition. La saison entière compte. Les titres, les chiffres, l’impact réel sur le terrain. Et là-dessus, estime-t-il, son dossier était solide. Peut-être même le plus solide. Les chiffres disent une chose, les trophées une autre, et les votes, eux, racontent parfois une histoire différente. On ne saura jamais exactement ce qui a fait pencher la balance.

Et pourtant, Raphinha ne tombe pas dans l’amertume pure. Il nuance. Il reconnaît la saison spectaculaire de Dembélé, celle de Lamine aussi. Il va même plus loin : dans un Ballon d’Or largement indexé sur une grande compétition européenne, Dembélé mérite, selon lui, de gagner. Mais si l’on regarde l’ensemble, vraiment l’ensemble, alors il se place premier. Sans détour. Dans son classement personnel, Lamine et Pedri complètent le podium. Dembélé, quatrième. « Très bien. Juste. » Des mots courts, presque secs, qui en disent long. Il soutiendra son équipe, assure-t-il. Reste cette impression, persistante, que le débat est loin d’être clos et que, cette année encore, le Ballon d’Or laisse derrière lui plus de discussions que de certitudes.