Pression et menaces : Jacques-Henri Eyraud raconte son passage chaotique à l’OM

Dans une récente interview, l’ex-président marseillais est revenu sur les raisons de son départ en 2023.

L’Olympique de Marseille s’apprête à ouvrir une nouvelle page de son histoire avec le départ imminent de Pablo Longoria de la présidence. En attendant la nomination d’un nouveau dirigeant, Alban Juster assure l’intérim à la tête du directoire. Une situation qui rappelle les années mouvementées de Jacques-Henri Eyraud, président du club entre 2016 et 2021 sous l’ère de l’actionnaire Frank McCourt. Son passage à Marseille avait été marqué par de fortes tensions avec les supporters, notamment lors de l’envahissement du centre d’entraînement de la Commanderie en 2021.

« Quand votre famille est menacée… »

Invité du Média Carré, Jacques-Henri Eyraud est revenu sur cette période agitée et assure aujourd’hui avoir tourné la page, malgré des souvenirs difficiles. « Je l’ai digéré parce que j’ai tourné la page. Avec les bons moments, les moins bons moments… Quand vous donnez 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 de votre vie pendant 5 ans et que vous arrivez à ce type de conflictualité, bien sûr que c’est dur », a-t-il confié. L’ancien dirigeant évoque aussi les menaces qui ont marqué la fin de son mandat : « Quand votre famille est menacée… Mais la justice est là. Ils ont été condamnés à la fois les cyberharceleurs et ceux qui ont mené l’envahissement de la Commanderie. »

Eyraud explique avoir vécu une période particulièrement éprouvante, marquée par des mesures de sécurité exceptionnelles. « Ce n’est jamais agréable de recevoir des menaces de mort. Ce n’est jamais agréable d’être sous la protection de la BAC de Marseille. Ce n’est jamais agréable d’avoir un officier de sécurité avec soi. Ça ne devrait pas être le foot ça », a-t-il conclu. Des propos qui illustrent la pression particulière entourant la gestion d’un club comme l’Olympique de Marseille.