La Premier League s’apprête à vivre un tournant majeur. Selon The Times, les clubs voteront en novembre sur une réforme ambitieuse — et controversée — : l’instauration d’un plafond salarial global, inspiré du modèle américain. L’objectif ? Freiner l’inflation des salaires et des transferts. Mais la mesure suscite déjà de vives tensions entre les géants du championnat et les clubs plus modestes.
Le projet prévoit que les dépenses totales (salaires + indemnités de transfert) ne puissent pas dépasser cinq fois les revenus du club le moins bien classé. Sur la base de la saison 2023-2024, ce plafond serait fixé à environ 550 millions de livres sterling, soit près de 632 millions d’euros. Une limite qui semble déjà colossale, mais qui pourrait restreindre sérieusement la marge de manœuvre des clubs les plus riches.
Sans surprise, Manchester City et Manchester United mènent la fronde. Les deux mastodontes estiment que ce plafonnement les désavantagerait face à leurs concurrents européens — le Real Madrid, par exemple, dépensant près de 800 millions d’euros selon le règlement financier de l’UEFA. Pour les opposants, une telle règle mettrait fin à l’attractivité financière qui fait de la Premier League le championnat le plus puissant du monde. Verdict attendu en novembre, dans un vote qui pourrait redessiner l’avenir du football anglais.

