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Pourquoi Deschamps ne donne pas (encore) les clés à Cherki

Rayan Cherki - Photo by Icon Sport

Rayan Cherki, prodige lyonnais passé à Manchester City, divise en Bleus.

Didier Deschamps lui ouvre la porte depuis mai 2025, mais freine encore sa plénière. Quels manques persistent pour ce joueur de 22 ans aux 89% de passes réussies face à l’Ukraine ?​

Un premier cap franchi, mais des ombres tactiques

Didier Deschamps convoque Rayan Cherki pour la première fois le 21 mai 2025, en vue du Final Four de la Ligue des nations contre l’Espagne le 5 juin. « Il aurait pu être là en mars déjà, au vu de ce qu’il réalise avec son club », confie le sélectionneur après échanges avec Gérard Baticle, sélectionneur des Espoirs. À l’OL, Cherki aligne une saison décisive avec buts et passes, mais son entrée contre l’Espagne (4-5) – un but et une passe décisive en 30 minutes – doit se confirmer face à l’Allemagne le 8 juin. Deschamps tempère : « Rayan aura besoin de temps, comme tout le monde ».

Le mur du collectif : individualisme et repli critiqués

Titulaire contre l’Ukraine le 13 novembre 2025 (4-0), Cherki touche 91 ballons mais perd 15, ralentit le jeu et multiplie les gestes superflus comme le « coup du foulard », irritant le sélectionneur. « Son positionnement était un peu trop bas, il dépend aussi d’un collectif », tranche Deschamps post-match, pointant un manque d’implication défensive et un temps de jeu réduit à City sous Pep Guardiola. La presse note 4/5 sur 10, soulignant une attitude de « soliste » qui complique la vie des Bleus, malgré 89% de passes réussies et un 6/10 de Foot Mercato.

Pression et attente : l’exigence Deschamps en mars 2026

En novembre 2025, après une blessure à la cuisse, Cherki revient à City avec 2 buts et 3 passes décisives en octobre, encensé par Guardiola : « Sa vision dans le dernier tiers est excellente, mais nous devons lui laisser plus de temps ». Pourtant, Deschamps met la pression : « Il y a des choses à améliorer par rapport à ce qu’il a fait jeudi ». Au 26 mars 2026, aucune titularisation pleine n’émerge, la concurrence (Akliouche, autres meneurs) et des prestations en dents de scie à City justifiant cette prudence. Les sources convergent : talent indéniable, mais personnalité et adaptation collective à polir.

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