L’AS Monaco a officialisé la nomination de Sébastien Pocognoli en remplacement d’Adi Hütter, limogé après une série de résultats décevants et une rupture apparente avec le vestiaire.
Le technicien belge de 38 ans, ancien défenseur en Premier League, s’est engagé jusqu’en juin 2027 avec le club princier. Pour le libérer de son contrat avec l’Union Saint-Gilloise, Monaco a activé sa clause libératoire d’un million d’euros.
Ce choix, bien que stratégique sur le plan sportif, suscite une vive polémique. Daniel Riolo, chroniqueur sur RMC, a exprimé son indignation : « On est en présence d’un entraîneur qui va quitter le club qui l’a révélé en pleine saison pour se barrer à Monaco. En termes de valeurs, ça ne me plaît pas du tout. En pleine saison, je trouve cela dégueulasse. » Il qualifie cette décision de « trahison » envers l’Union Saint-Gilloise.
Walid Acherchour, également chroniqueur sur RMC, partage cette critique. Il souligne que l’Union Saint-Gilloise, leader de la Pro League et qualifiée pour la Ligue des champions, perd son entraîneur en pleine saison, ce qui est difficilement compréhensible. Il rappelle que des choix similaires, comme ceux de Graham Potter à Chelsea ou de Ruben Amorim à Manchester United, n’ont pas été couronnés de succès.
En Belgique, la décision est également mal perçue. L’Union Saint-Gilloise, qui touchera le montant de la clause libératoire, envisage déjà de nommer Rik De Mil, l’actuel entraîneur de Charleroi, pour remplacer Pocognoli.
Pour Monaco, l’arrivée de Pocognoli représente un pari audacieux. Ancien défenseur en Premier League, il a mené l’Union Saint-Gilloise au titre de champion de Belgique en 2025, mettant fin à une attente de 90 ans . Il devra maintenant relever le défi de redresser une équipe monégasque en quête de stabilité et de performances.

