Cette fois, Pedri n’est plus le même. Le milieu canarien du FC Barcelone, blessé le 21 janvier à Prague face au Slavia, a appris à affronter l’épreuve autrement.
Son absence, estimée à environ un mois, devrait s’achever fin février, mais déjà, tout autour de lui, l’attitude du joueur inspire un sentiment nouveau : celui d’une maturité trouvée.
La qualification directe du Barça pour les huitièmes de finale de la Ligue des champions a enlevé une source de pression inutile. Sans barrage à disputer, Pedri sait qu’il reviendra à temps pour les grands rendez-vous européens. Une situation qui lui offre la tranquillité nécessaire pour se concentrer sur l’essentiel : bien guérir, sans précipitation.
À la Ciutat Esportiva, ses coéquipiers et le staff constatent un changement profond. Là où il avait mal vécu sa précédente blessure, Pedri affiche cette fois une sérénité exemplaire. Plus fort mentalement, il aborde sa rééducation avec patience et détachement, conscient que le moment de vérité viendra bientôt. La Coupe du Roi, que le Barça poursuit à Albacete, reste en toile de fond, mais l’Espagnol a accepté de ne pas forcer.
Son optimisme transparaît jusque dans son quotidien. En témoigne l’entretien qu’il a accordé cette semaine au journaliste Graham Hunter pour un documentaire UEFA consacré à la Ligue des champions. Choisi comme l’un des visages emblématiques de la compétition, Pedri a parlé football, jeu et collectif, avec la même clarté qu’il met aujourd’hui dans sa récupération : lucide, patient, et déterminé à revenir plus fort.

