Avant de s’envoler pour Galatasaray l’été dernier, Victor Osimhen aurait pu prendre la direction de Turin. L’attaquant nigérian a révélé avoir été approché par la Juventus, mais le veto de Naples a mis fin à l’histoire avant même qu’elle ne commence.
Ce mardi soir, Victor Osimhen retrouvera la Juventus sur la scène européenne avec le maillot de Galatasaray. Une affiche symbolique lorsqu’on connaît les dessous de son été mouvementé. Dans un entretien accordé à La Gazzetta dello Sport, l’ancien buteur de Naples est revenu sur un épisode méconnu de son mercato : un contact direct avec le club turinois avant son départ pour la Turquie.
« Christophe Giuntoli m’a appelé avant même le début des discussions avec Galatasaray », a confié l’international nigérian. À l’époque, le dirigeant venait tout juste de rejoindre la Juve après avoir officié à Naples. « J’ai parlé à quelques personnes du club, ils m’ont fait savoir qu’ils étaient intéressés. Mais je savais que De Laurentiis ne me laisserait jamais partir là-bas. »
Osimhen, qui a quitté Naples après trois saisons pleines et un Scudetto historique, suscitait alors l’intérêt de plusieurs grandes équipes européennes. Mais la perspective de rejoindre un rival direct de son ancien club relevait presque du fantasme, tant Aurelio De Laurentiis a toujours verrouillé les transferts internes en Serie A. Le président napolitain n’a pas hésité à repousser les avances turinoises, conscient qu’un départ vers la Vieille Dame aurait provoqué un tollé chez les tifosi du Sud.
L’appel que tout joueur écoute
Si l’affaire n’a jamais dépassé le stade des discussions informelles, elle en dit long sur la considération que porte la Juve au joueur formé à Charleroi et révélé à Lille. « Quand la Juventus vous appelle, a ajouté Osimhen, vous écoutez, c’est naturel. » Une révélation simple, mais lourde de sens dans un championnat où la rivalité entre Naples et Turin dépasse le cadre sportif.
Finalement, c’est Galatasaray qui a raflé la mise en déboursant 75 millions d’euros pour s’offrir l’un des attaquants les plus complets du moment. À 27 ans, Osimhen s’épanouit en Turquie, où son efficacité (15 buts en 22 matchs cette saison) fait déjà l’unanimité.
L’histoire aurait donc pu prendre une tout autre tournure. En remettant les pieds à Turin ce soir, le Nigérian croisera peut-être un instant le regard de Giuntoli, celui qui rêvait de le voir mener la ligne d’attaque bianconera. Les chemins se sont séparés, mais le respect demeure — et le parfum de ce transfert manqué ajoutera un soupçon d’électricité supplémentaire à une soirée de Ligue des Champions déjà prometteuse.

