Avec le départ quasi certain de Marquinhos cet été vers l’Arabie saoudite, Luis Enrique cible des pépites sud-américaines et européennes pour rebâtir l’axe défensif parisien. Joel Ordóñez, jeune Équatorien du Club Bruges, émerge comme la priorité absolue d’un mercato estival décisif.
Le PSG entre dans une nouvelle ère. Après onze ans de loyauté exemplaire, Marquinhos (31 ans), capitaine historique et pilier de la maison rouge et bleue, semble irrémédiablement attiré par les pétrodollars saoudiens. Son contrat court jusqu’en 2028, mais l’offre mirobolante d’Al-Hilal fait vaciller même les plus fidèles. Luis Enrique, pragmatique, anticipe déjà le vide. L’objectif ? Un rajeunissement intelligent de la charnière centrale, mêlant jeunesse audacieuse et maturité tactique, pour viser enfin la Ligue des champions.
Ordóñez, l’Équatorien qui fait craquer le PSG
Joel Ordóñez n’est pas un inconnu. À 20 ans, ce colosse équatorien de 1,90 m, formé au Club Bruges, incarne le profil parfait : solide dans les duels, précis dans les relances, et déjà 14 sélections en équipe nationale. Paris accélère les tractations, prêt à débourser 40 millions d’euros pour un joueur valorisé à 28 M€ sur Transfermarkt. L’urgence est là : Ordóñez, comparé à un jeune Marquinhos par sa polyvalence (défenseur central ou latéral droit), pourrait former un duo explosif avec Willian Pacho ou Maxence Lacroix.
Mais le PSG ne mise pas tout sur un seul nom. Luis Enrique, en observateur averti, a validé plusieurs pistes pour sécuriser l’opération.
Araujo et Tapsoba, autres pistes dans le viseur
Tomas Araujo (22 ans, Benfica) séduit par sa puissance physique et sa technique soyeuse. Ce Lion de l’Atlas portugais, souvent comparé au Marquinhos prime, représente une option “made in Europe” idéale pour une arrivée rapide. Côté allemand, Edmond Tapsoba (25 ans, Bayer Leverkusen) apporte la maturité d’un champion d’Europe en titre. Relégué sur le banc cette saison, il rêve d’un challenge parisien, malgré une concurrence féroce.
Le plan est clair : rajeunir sans révolutionner. Avec un budget serré post-mercato hivernal, Nasser Al-Khelaïfi table sur des coups malins entre 30 et 50 M€. L’objectif ? Un axe impitoyable capable de tenir tête à Manchester City ou au Real Madrid. Marquinhos a tout donné ; ses successeurs devront, eux, tout gagner.
Reste une inconnue : l’homme fort saoudien acceptera-t-il de lâcher son capitaine sans compensation XXL ? À Paris, on prépare déjà le terrain. Luis Enrique, maître tacticien, sait que la défense fait les grandes équipes. Cet été, le PSG ne recrutera pas un remplaçant, mais un héritier. L’avenir de la maison blanche s’écrira en rouge et bleu, avec ou sans son icône brésilienne.
