La fin de match chaotique des Phocéens hier devrait laisser des traces en vue des prochaines échéances.
Mardi soir à Bruxelles, Marseille a soufflé le chaud et le froid malgré une victoire capitale (2-3) sur la pelouse de l’Union Saint-Gilloise. Dominateurs durant une grande partie de la rencontre, les joueurs de Roberto De Zerbi ont pourtant sombré dans la panique dès que les Belges sont revenus à un but. Une fin de match fébrile qui n’a pas plu au coach italien, très clair sur ce qui a manqué à son équipe : de la maîtrise et du sang-froid. « On doit être capables de garder le ballon, surtout nos milieux et nos joueurs techniques », a-t-il regretté. S’il a salué le doublé somptueux de Mason Greenwood, De Zerbi a aussi pointé son manque d’expérience dans les temps chauds, estimant que l’Anglais avait pris « trop de risques » au lieu de soulager l’équipe par la conservation.
« Ils en ont tiré la langue »
D’autres éléments étaient également visés : Arthur Vermeeren, coupable d’une talonnade dangereuse dans sa propre moitié de terrain, ou Bilal Nadir, entré pour tenir la balle mais trop imprécis dans ses transmissions. Le coach a rappelé qu’il manquait certains profils capables de calmer le jeu sous pression, comme Amine Gouiri ou Hamed Junior Traoré, souvent cités dans ses conférences de presse récentes. Quant aux attaquants Igor Paixão et Pierre-Emerick Aubameyang, « tellement généreux qu’ils en ont tiré la langue », De Zerbi a préféré souligner leur engagement plutôt que leurs limites physiques en fin de rencontre.
La tension a culminé dans une scène marquante : à dix minutes du terme, Pierre-Emile Højbjerg a multiplié les gestes vers le banc pour réclamer des changements, tant l’équipe n’arrivait plus à tenir le ballon. Interrogé ensuite, De Zerbi a répondu d’un ton maîtrisé mais ferme qu’il restait « maître de [son] coaching » et parfaitement lucide sur le besoin d’un second souffle – même si, reconnaît-il, les entrants n’ont pas apporté la sérénité espérée. Pour l’entraîneur, cette fin de match doit servir de leçon : apprendre à rester lucide, solide et à conserver le ballon sous pression, un principe fondamental de sa philosophie. Soulagé par les trois points et les neuf unités au classement, le vestiaire sait cependant que de telles frayeurs ne pardonneront pas toujours.
pooʍuǝǝɹꓨ uosɐW, ɟǝɥɔ ɹɐʇs-oʍʇ 👨🍳
— Olympique de Marseille (@OM_Officiel) December 10, 2025
𝐃𝐞𝐬𝐬𝐞𝐫𝐭 before the main, because it was 𝐭𝐨𝐨 𝐬𝐰𝐞𝐞𝐭 to wait. 🍭💫 pic.twitter.com/5LFS7HhVjN
