Pour Kévin Diaz, la pression qui entoure l’OM dépasse largement celle vécue dans la majorité des clubs français. Entre ferveur populaire, omniprésence médiatique et exigences du quotidien, même les joueurs persuadés de pouvoir tenir finissent parfois broyés par l’environnement marseillais.
Pour Diaz, le débat est mal posé : on ne peut pas exiger à coup sûr de « recruter des joueurs qui tiennent la pression ». Beaucoup pensent pouvoir la gérer… jusqu’à ce qu’ils la vivent réellement. À Marseille, la pression n’existe pas seulement les soirs de match : elle accompagne les joueurs « quand tu vas acheter ton pain, quand tu mets de l’essence, quand tu sors de la Commanderie ». Chaque geste est observé, commenté, amplifié dans les médias, du Moscato Show à l’After Foot. Rien à voir avec Lorient ou l’étranger : ici, toute la France regarde.
Même les joueurs aguerris peuvent vaciller. Benjamin Pavard, par exemple, ne vivait pas cette exposition en Allemagne : en France, ses proches entendent tout, tout le temps. Pour Diaz, seuls deux clubs génèrent une telle atmosphère : « L’OM et le PSG. Le reste, c’est différent ». Lyon s’en approche un peu… mais Marseille reste un niveau au-dessus, un « puissance deux » émotionnel et médiatique.


