L’OM d’Habib Beye, 4e avec 43 points après 24 journées, s’apprête à disputer un sprint final de Ligue 1 taillé sur mesure : treize matchs, dont un programme clément qui dope ses chances de podium (45% selon les IA) et ouvre la voie à une qualification directe en Ligue des Champions.
Dès ce samedi 7 mars (J25), les Phocéens défient Toulouse à l’extérieur, un déplacement abordable avant trois réceptions consécutives au Vélodrome : Auxerre (15 mars), Lille (22 mars), puis Monaco début avril. Le calendrier s’embellit encore avec des oppositions moyennes intercalées – Brest, Montpellier, Strasbourg – jusqu’à la réception de Rennes pour la 38e et dernière journée le 16 mai. Parmi ces treize rendez-vous, seuls quatre gros chocs (PSG, Lyon retour, Monaco, Lille) pèsent vraiment, contre sept pour Lyon, leur rival au podium, asphyxié par l’Europa League.
Vélodrome forteresse, l’élan décisif
Cette fenêtre dorée tranche avec l’enfer passé : l’OM, invaincu à domicile récemment, peut engranger 70% de victoires au Vélodrome, son bastion. Contre Auxerre et Lille, deux prétendants européens aux prises avec leurs blessures, les points tombent comme à Gravelotte. Toulouse samedi, puis Montpellier et Strasbourg en avril, offrent des jachères à succès. Beye, tacticien hors pair, sait que six victoires et quatre nuls sur treize suffiraient au top 3, à deux points du podium actuel.
Le paradoxe marseillais réside dans la gestion. Post-victoire 3-2 dans l’Olympico, Greenwood, Aubameyang et Wahi caracolent ; Rongier suspendu ce soir en Coupe de France contre Toulouse (21h), mais l’effectif rodé par Alban Juster (nouveau président) tient la route. Lyon, surchargé, pourrait fléchir : chaque nul lyonnais rapproche l’OM. Fin mai, le Stade de France (finale Coupe de France, 23 mai) et la 38e journée scelleront un printemps phocéen historique – C1 directe ou doublé.
Ce calendrier n’est pas une aubaine, mais un tremplin. À Beye de transformer l’essai : Toulouse ce week-end lance la machine. Les supporters, en fusion, guettent le sans-faute. À Marseille, le billard s’aligne enfin.

