Il y a des défaites qui font mal, et il y a des défaites qui font honte. Lorient – OM (2-0), samedi en Ligue 1, appartient clairement à la seconde catégorie. Et le premier à le dire tout haut, c’est le gardien marseillais Geronimo Rulli.
L’Argentin de 33 ans n’a pas cherché à noyer le poisson au micro de beIN Sports. Sa sortie est tranchante, presque brutale : manque de caractère assumé, engagement inexistant, seul Lorient méritait de gagner. « Il n’y avait qu’une seule équipe sur le terrain », a-t-il lâché, visiblement consumé par la honte de la prestation collective. Rare de voir un cadre d’un club de l’élite démolir aussi frontalement les siens après un match.
Sur le terrain, l’OM n’a tout simplement pas existé. Aucune réaction, aucun orgueil, aucune âme — le cocktail parfait pour une déroute méritée.
Les conséquences sportives pourraient être sévères : selon les résultats de Lyon et Rennes dimanche, Marseille risque de dégringoler de la 4e à la 6e place.
La course à l’Europe vire au cauchemar.

