L’OM a mordu la poussière face à Lille (1-2) dimanche soir, relançant totalement la course à l’Europe et plongeant le Vélodrome dans le doute.
Mais pour Daniel Riolo, le coupable est déjà tout trouvé : le groupe marseillais lui-même. Dans une diatribe dont il a le secret sur RMC, l’éditorialiste a littéralement découpé l’effectif olympien, au mépris, semble-t-il, des nuances tactiques et du contexte de transition du club.
« Rien dans cette équipe » : L’offensive frontale de Riolo
Fidèle à son rôle de procureur du football français, Riolo n’a pas fait dans la dentelle au moment d’analyser le revers phocéen. Selon lui, le problème n’est ni le banc, ni le calendrier, mais le « néant » qui habiterait les joueurs :
« La prestation de l’OM est incompréhensible. C’est terminé les deux matchs par semaine, on a changé de coach et il y a zéro effet (…) Les joueurs sont le problème depuis le début. À tout point de vue, il ne se passe rien dans cette équipe. »
En ciblant l’attitude et l’investissement, Riolo balaie d’un revers de main les débuts de Habib Beye et l’héritage complexe laissé par De Zerbi. Une analyse au bulldozer qui occulte peut-être l’essentiel : une équipe en pleine mutation qui cherche encore son âme.
Le crash test monégasque
Si Riolo estime que l’électrochoc du changement d’entraîneur a fait pschitt, l’OM n’aura pas le luxe de philosopher. Après la trêve, les Marseillais se déplacent chez un Monaco en plein vol. L’occasion idéale pour les joueurs de répondre sur le terrain et de faire taire les critiques les plus acerbes. Ou, au contraire, de donner raison aux Cassandre du micro.

