Habib Beye débarque sur le banc de l’OM en pleine tempête, avec un premier match soldé par une défaite humiliante. Dans un club où les entraîneurs brûlent comme des allumettes, combien de temps tiendra l’ancien Phocéen ?
Habib Beye a été nommé entraîneur de l’Olympique de Marseille le 18 février 2026, officialisant son retour au Vélodrome cinq jours seulement après son limogeage du Stade Rennais. Succédant à Roberto De Zerbi dans un contexte de crise aiguë, l’ancien latéral droit (2003-2007) hérite d’une équipe 4e en Ligue 1, sous pression pour sécuriser une qualification en Ligue des Champions. Son contrat, annoncé pour un an et demi jusqu’en juin 2027 avec option d’extension, cache mal une mission commando : top 3 impératif sous peine de sanction rapide. À 49 ans, Beye mise sur sa connaissance du club et son charisme pour éteindre un feu qui embrase déjà les travées du Stade Vélodrome.
Pression immédiate
Pour son baptême du feu face à Brest le 20 février, l’OM s’incline 2-0 dans un match à sens unique, prolongeant une série noire qui fait grincer des dents. Ce revers face à un 12e au classement, doublé de deux records peu flatteurs – pire série de défaites et plus rapide sous pression –, ravive les doutes sur la longévité de Beye. « Tout chambouler en 24 heures aurait été un problème », tempère-t-il après la déroute, conscient que le supporter marseillais, roi de l’impatience, n’accorde aucun délai. Avec un effectif talentueux mais fracturé, et un calendrier infernal incluant Lyon le 1er mars, chaque point perdu rapproche l’ancien meneur de jeu d’une issue brutale.
La question qui taraude le peuple phocéen n’est plus « si », mais « quand ». Historiquement, les techniciens de l’OM – de Villas-Boas à Tudor, en passant par Sampaoli – ont vu leur crédit s’évaporer en quelques semaines face aux résultats. Beye, malgré son aura et son salaire surprise généreux, arrive dans un chaudron où Longoria joue sa peau. Si les progrès tactiques tardent et que la 4e place vacille, son espérance de vie pourrait se limiter à un mois, voire moins. Le Vélodrome attend des étincelles, pas des excuses : Beye le sait, à Marseille, la gloire ou l’oubli se jouent sur un fil.


