OM : pendant ce temps à la Commanderie, clash entre Habib Beye et Greenwood à l’entraînement !

Pendant que le PSG fêtait sa qualification pour la finale de la Ligue des Champions face au Bayern Munich mercredi soir, à quelques centaines de kilomètres de l’Allianz Arena, l’Olympique de Marseille vivait une tout autre soirée. À la Commanderie, l’entraînement du groupe olympien a tourné court dans une ambiance explosive. Habib Beye a craqué.

Selon les informations concordantes de Foot Mercato et Le10Sport, le technicien marseillais a brutalement écourté la séance du mercredi 6 mai, frappant violemment plusieurs ballons avant de quitter le terrain pour rejoindre seul les vestiaires, laissant ses joueurs médusés. Une scène rare, symptomatique d’un malaise qui couve depuis plusieurs semaines au sein du vestiaire phocéen.

L’élément déclencheur ? La lourde défaite 3-0 encaissée à Nantes le week-end précédent, en pleine période de mise au vert censée ressouder le groupe. Un résultat humiliant, qui a visiblement fait déborder le vase chez un Beye excédé par l’apathie ambiante et le manque flagrant d’implication collective à l’entraînement.


Greenwood, la pomme de discorde

Au cœur de cette tempête, un nom revient avec insistance : Mason Greenwood. L’attaquant anglais, recruté avec de grandes ambitions, serait particulièrement dans le collimateur de son entraîneur. Son attitude nonchalante, son engagement défensif quasi inexistant et sa prestation décevante lors de la séance auraient particulièrement agacé Beye, qui ne reconnaîtrait plus en lui un cadre sur lequel s’appuyer.

Les tensions entre les deux hommes ne dateraient pas d’hier. Depuis plusieurs semaines, des frictions récurrentes auraient été perceptibles en interne, alimentées par les critiques répétées de l’entraîneur sur l’investissement de l’ancien joueur de Manchester United. Une relation de travail qui semble aujourd’hui au bord du point de rupture.


Un calendrier qui tombe au plus mal

Le timing de cette crise interne est particulièrement redoutable pour l’OM. Le club phocéen, encore en course pour ses ambitions européennes, doit enchaîner deux rendez-vous décisifs dans les prochains jours : la réception du Havre dimanche, puis le déplacement à Rennes le 17 mai. Des matchs que Marseille ne peut pas se permettre de manquer si le club entend finir la saison en beauté.

Or, une équipe traversée par des tensions aussi profondes — entre le banc et les joueurs, entre le staff et certains cadres — n’offre pas les meilleures garanties de solidité mentale. L’OM aborde ces échéances fragilisé, divisé, le regard dans le vide.


Le contraste avec Paris, saisissant

Le tableau est cruel pour les supporters marseillais. Pendant que Luis Enrique et ses joueurs célébraient leur deuxième finale de Ligue des Champions consécutive depuis Munich, leur rival de toujours s’enfonçait dans une crise de vestiaire aussi prévisible qu’inquiétante.

Paris prépare Budapest. Marseille, lui, cherche encore ses esprits. L’OM attend désormais une réaction officielle du club pour sortir officiellement de l’ombre — et peut-être, tenter de sauver une fin de saison en train de lui échapper.