Prêté par l’Inter Milan, Benjamin Pavard quittera l’Olympique de Marseille à la fin de la saison, l’option d’achat de 15 millions d’euros non levée pour cause de performances en demi-teinte et de finances serrées. Un retour à la case départ qui relance les spéculations sur son avenir.
Arrivé l’été dernier comme un renfort de prestige, champion du monde 2018 et pilier de l’Inter, Benjamin Pavard n’a jamais vraiment convaincu sous le maillot olympien. Polyvalent mais irrégulier, le défenseur de 30 ans a alterné coups d’éclat et contre-performances, peinant à s’imposer dans la rotation phocéenne. Résultat : l’OM, déjà sous tension budgétaire, a tranché. Selon La Gazzetta dello Sport, l’option d’achat fixée à 15 millions d’euros ne sera pas actionnée. Fin de l’aventure marseillaise prématurée pour celui qui devait stabiliser l’arrière-garde.
Un bref come-back milanais avant l’exode
À Milan, l’accueil risque d’être frisquet. Avec un salaire net de 5 millions d’euros annuels, Pavard représente une charge lourde pour les Nerazzurri, qui le remettront sur le marché dès l’été. Son coach actuel ne compte plus sur lui en équipe première, et les dirigeants italiens visent une revente rapide. Dortmund, en Bundesliga, lorgne sur sa polyvalence (latéral ou axial), tandis que des mastodontes saoudiens préparent des chèques confortables pour attirer l’ancien Stéphanois. En Italie aussi, plusieurs cadors suivent le dossier de près.
Cette décision n’étonne guère les observateurs. À Marseille, Pavard a souvent buté sur un manque de rythme et des erreurs de placement récurrentes, malgré quelques sauvetages héroïques. L’OM, englué dans une saison chaotique avec des luttes internes et un classement moyen en Ligue 1, privilégie la prudence financière. Vendre Greenwood et d’autres éléments pourrait financer un mercato plus ciblé, mais perdre Pavard sans indemnité pure est un aveu d’échec. Frank McCourt et ses lieutenants misent désormais sur une jeunesse revigorée pour rebondir.
Reste à savoir si Pavard, habitué aux plus grands clubs, acceptera un exil doré en Arabie ou un retour en Serie A. Pour l’OM, c’est un signal clair : fini les paris hasardeux sur des stars en fin de cycle. Le club phocéen entre dans une ère de reconstruction pragmatique, où chaque euro compte. Et si ce départ ouvre la porte à un latéral gauche plus offensif, comme murmuré du côté de Monaco ? La Canebière vibre déjà d’espoir, malgré la déception pavardienne. Une page se tourne, un nouveau chapitre s’écrit.


