Face à la grogne montante et aux errements répétés de Gerónimo Rulli, tous les regards étaient rivés sur Roberto De Zerbi. L’Argentin, fautif sur le premier but belge à Bruges et globalement chancelant cette saison, allait-il enfin trinquer ? Spoiler : non.
Vendredi en conférence de presse, l’Italien a tranché net, sans l’ombre d’un doute : « Rulli jouera contre le Paris FC. » Une déclaration lapidaire qui enterre les rumeurs de banc et réaffirme une confiance intacte en son gardien, sous contrat jusqu’en 2027. Malgré une série noire – relance hasardeuse dès la 4e minute en C1, forme en dents de scie en Ligue 1 –, De Zerbi assume. « Il a ma confiance totale », a-t-il martelé, balayant d’un revers de main les critiques nées de l’humiliation européenne contre Bruges (3-0).
« Onze inchangé, pression maximale »
Les compos probables filtrées par La Provence ou Le Phocéen ne laissent planer aucune ambiguïté : Rulli dans les buts, Balerdi potentiellement remplaçant en défense, Aubameyang de retour en pointe. Pas de révolution au cœur de la cage, alors que l’OM, englué dans une spirale post-élimination, a besoin d’un sursaut ce samedi à 17h à Jean-Bouin. Rulli sait que sa seconde période sans prolongation en vue pèse lourd ; un clean sheet serait le meilleur argument pour reconquérir les supporters, encore traumatisés par les bourdes récentes. De Zerbi mise sur la continuité pour relancer la machine, quitte à prendre des risques.
L’enjeu est colossal pour l’Argentin de 33 ans : un match sans accroc pourrait clore le débat et relancer son crédit au Vélodrome. Mais une nouvelle glissade signerait-elle enfin son voyage forcé vers le banc ? Ce soir, tous les feux seront braqués sur ses gants. Marseille attend une réponse, et Rulli n’a plus droit à l’erreur.

