Pancho Abardonado, icône phocéenne, intègre officiellement le staff d’Habib Beye. Un retour aux sources qui stabilise un Olympique de Marseille en pleine tempête.
Pancho Abardonado retrouve sa maison. L’ancien capitaine de l’OM, pilier de la défense phocéenne pendant une décennie, rejoint aujourd’hui le staff technique d’Habib Beye en qualité de coordinateur et spécialiste des phases arrêtées. Ce recrutement sonne comme une évidence : sa connaissance encyclopédique du club, forgée sur le terrain puis dans les coulisses, en fait un atout précieux pour un vestiaire agité et un technicien débarqué récemment.
Le retour du taulier phocéen
Abardonado ne revient pas les mains vides. Formé à l’OM, champion d’Europe en 1993 dans ses tribunes, il incarne l’âme marseillaise que Beye veut insuffler à son équipe. Sa mission : recréer du lien entre joueurs et institution, tout en peaufinant les coups de pied arrêtés, point faible récurrent des Marseillais. Dans un contexte de crise sportive et institutionnelle, ce choix stratégique apaise les supporters et envoie un signal fort de continuité.
L’arrivée de Pancho agit comme un baume sur les blessures récentes du club. À quelques jours d’un choc décisif à Brest, il devient le relais idéal entre un staff neuf et un groupe fracturé. Beye gagne un allié de poids pour imposer sa patte, tandis que les Ultras, si prompts à la défiance, saluent déjà ce symbole vivant de leur identité.
Ce recrutement discret pourrait bien marquer le tournant d’une saison chaotique. Abardonado, passé par le coaching des équipes de jeunes puis par des rôles administratifs, ramène à l’OM cette culture du combat qu’il insufflait à ses défenseurs. Brest s’apprête à croiser un Olympique revigoré, où l’histoire dialogue avec l’urgence.
