L’annonce de l’interdiction de déplacement des supporters lyonnais à l’Orange Vélodrome pour le OM‑OL de ce dimanche a été accueillie avec colère et amertume dans les rangs des ultras rouges et noirs.
Les principaux groupes de supporters, dont “La Mezza” et “Les Gones 1889”, dénoncent une mesure “collective et injuste”, qui, selon eux, pénalise l’ensemble de la tifoserie lyonnaise à cause de la conduite de quelques délinquants. Dans des messages publiés sur les réseaux sociaux, les ultras insistent sur leur volonté de “soutenir l’OL loin de la violence”, mais refusent de se voir systématiquement assimilés aux auteurs de débordements passés.
“On coupe la voix de l’OL”
Dans leurs prises de parole, les ultras mettent en avant le fait que cette interdiction prive l’OL d’un “impact psychologique essentiel” face à l’OM, notamment dans un stade déjà ultra‑hostile comme l’Orange Vélodrome. Ils dénoncent aussi une forme de “double peine” : après l’annulation de la rencontre de 2023 et les sanctions répétées, ils estiment que leur club est encore le grand perdant administratif, alors que la rivalité OM‑OL reste balisée par les autorités. En parallèle, certains groupes lyonnais évoquent déjà des initiatives de rassemblements à Lyon ou en dehors de Marseille, pour tenter de compenser l’absence au Parc des Princes, tout en restant dans le cadre légal, conscient que tout dérapage pourrait renforcer la main mise répressive sur les déplacements.
