Frank McCourt n’a pas cherché à brouiller les pistes. Présent ce vendredi en conférence de presse pour officialiser la nomination de Stéphane Richard à la présidence de l’Olympique de Marseille, le propriétaire américain a livré une explication franche et directe de son choix — et le portrait qu’il en dresse ressemble trait pour trait à l’homme qu’il vient de nommer.
« Marseille a besoin d’un leader fort, avec une expérience exécutive, surtout dans le moment présent avec beaucoup de défis à affronter pour le football français », a posé McCourt d’emblée. Une entrée en matière qui dit beaucoup sur l’état d’esprit du Bostonien : il ne cherche pas un homme de football, il cherche un dirigeant capable de naviguer dans un environnement complexe, à la fois sportif, économique et institutionnel.
La liste des critères qu’il a égrénés ressemble à une fiche de poste taillée sur mesure : connaître Marseille, y avoir vécu, comprendre l’essence du club, avoir un profil d’entrepreneur, incarner un leadership business tourné vers la rentabilité. Autant d’exigences que Stéphane Richard, ancien directeur général d’Orange pendant plus d’une décennie, remplit point par point. « Quand j’ai compris que Stéphane était intéressé, il cochait toutes les cases. La décision a été assez simple pour moi », a conclu McCourt, sans ambiguïté.
Ce discours de clarté assumée tranche avec les zones de flou qui ont souvent entouré la gouvernance marseillaise ces dernières années. McCourt semble vouloir envoyer un message de stabilité, à ses supporters comme à ses partenaires : l’OM sait où il va, et sait pourquoi il y va.
Stéphane Richard ne prendra officiellement ses fonctions que le 2 juillet prochain, laissant quelques semaines de transition avant d’entamer son mandat. D’ici là, les questions sur l’organigramme sportif, le mercato estival et les orientations budgétaires du club vont inévitablement s’accumuler. McCourt a posé le cadre — à Richard, désormais, d’y construire quelque chose.


