OM : McCourt prêt à vendre, mais pas à moins d’1,2 milliard d’euros !

Frank McCourt envisage une cession de l’OM, mais à un prix stratosphérique : 1,2 milliard d’euros. Au cœur d’une crise sportive et institutionnelle, le club phocéen cherche un repreneur capable de le propulser au niveau des mastodontes européens.

L’Olympique de Marseille tangue, et Frank McCourt tient la barre avec pragmatisme. Licenciement de Roberto De Zerbi, mise en retrait de Pablo Longoria, nomination d’Alban Juster à la présidence du directoire : ces mouvements traduisent une urgence de gouvernance. Dans ce tourbillon, La Provence révèle que l’Américain, propriétaire depuis 2016, n’exclut pas une vente. Mais pas à n’importe quel prix.

Un filtre impitoyable pour les acheteurs

Le seuil fixé à 1,2 milliard d’euros pour une cession totale fait figure de rempart. Racheté 45 millions en 2016, l’OM aurait ainsi multiplié sa valeur par 27 en dix ans, dopé par les investissements massifs de McCourt (près de 640 millions injectés, dont 94 millions en 2025 via une augmentation de capital). Pourtant, les experts tablent sur 600 millions maximum, un chiffre déjà généreux hors PSG.

Ce tarif dissuasif agit comme un tamis : il cible les fonds souverains du Golfe ou les magnats US, seuls capables de suivre. Des discussions préliminaires ont eu lieu ces dernières années, sans aboutir. McCourt privilégie une ouverture minoritaire (10-20%) pour conserver le contrôle, tout en écoutant les offres folles pour un rachat intégral. À Marseille, où la passion chevauche les déficits chroniques (30-40 millions annuels), cette posture opportuniste fait sens.

Sans Ligue des Champions régulière, le modèle économique reste précaire. La DNCG veille, et Juster, expert financier, incarne cette quête d’équilibre. Les pertes récurrentes soulignent l’enjeu : qualifier l’OM pour les grandes scènes européennes pour gonfler la valorisation. McCourt, qui a transformé un club exsangue en machine à résultats intermittents, ne lâchera pas sans maximiser son retour.

Le mercato des propriétaires bat son plein en Ligue 1, avec des clubs comme le LOSC ou le Losc attirant déjà des capitaux étrangers. À Marseille, le Vélodrome attend son sauveur – ou son stratège. Tant que personne ne sortira le chéquier royal, McCourt restera aux commandes, transformant la crise en atout. L’OM, entre turbulence et ambition, pourrait bien changer de main cet été… si le prix est à la hauteur de la légende.