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OM – Lille : des risques sécuritaires alors que le RN et LFI sont qualifiés pour le deuxième tour ?

Olivier LETANG (Photo by Anthony Bibard/FEP/Icon Sport)

Le choc entre Marseille et Lille, fixé dimanche à 17h15, fait déjà parler de lui. Tandis que les tensions électorales animent la cité phocéenne, Olivier Létang insiste : le LOSC ne prendra aucun risque sans garanties fermes sur la sécurité de sa délégation.

Le calendrier de la Ligue 1 s’invite malgré lui dans le tumulte politique marseillais. Dimanche prochain, l’Olympique de Marseille accueillera Lille pour une affiche capitale dans la course à l’Europe. Mais c’est l’horaire – avancé à 17h15 pour des raisons de sécurité liées aux élections municipales – qui cristallise les débats. Pour Olivier Létang, président du LOSC, cette mesure ne règle rien : il refuse de banaliser le risque et réclame des assurances concrètes avant d’embarquer son équipe direction le Vélodrome.

« J’ai vu les premières estimations des résultats à Marseille et c’est effectivement assez tendu. Ce que je demande simplement, c’est que notre délégation puisse être assurée qu’elle sera en sécurité », a déclaré le dirigeant dimanche, après la victoire lilloise à Rennes (2-1).

Des tensions politiques au cœur du match

À Marseille, la tension n’est pas que footballistique. Le premier tour des municipales a tenu la cité en haleine, avec un duel serré entre le maire sortant Benoît Payan (divers gauche) et le candidat du Rassemblement national Franck Allisio. Un contexte explosif qui a poussé les autorités à revoir la programmation du match, craignant des débordements en marge des rassemblements et réactions politiques.

La solution d’un horaire anticipé n’a pas totalement convaincu les dirigeants nordistes. Létang, soucieux de l’intégrité physique de son groupe, préfère une approche pragmatique : « Si on nous dit que tout va bien se passer, on sera prêt à 17h15 dimanche pour jouer contre l’OM. Mais la priorité reste la sécurité », a-t-il insisté. Dans les coulisses, le LOSC a demandé un rapport détaillé sur le dispositif prévu par la préfecture pour sécuriser le déplacement.

Ce débat intervient alors que Lille, quatrième du championnat, se déplace avec ambition – mais pas à n’importe quel prix. Le club nordiste salue par ailleurs la réactivité des autorités locales, tout en regrettant que la situation politique perturbe une rencontre majeure du calendrier.

À mesure que l’échéance approche, les discussions se poursuivent entre la LFP, les préfectures concernées et les deux clubs. L’hypothèse d’un report complet semble désormais s’éloigner, même si le président du LOSC ne ferme aucune porte. Dans une fin de saison déjà tendue sur le plan sportif, ce choc OM–Lille pourrait bien symboliser à lui seul l’intersection brûlante entre football, sécurité et politique à la française.

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