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OM : l’étrange exfiltration de Carboni

Valentin CARBONI - Marseille (Photo by Johnny Fidelin/Icon Sport)

Valentin Carboni, pépite argentine prêtée par l’Inter, a été exfiltré d’urgence d’Argentine après un choc au genou à l’entraînement. Retour discret à Marseille, mais inquiétudes maximales dans le staff phocéen.

Alerte rouge à la Commanderie

L’affaire a éclaté en toute discrétion, comme souvent avec les jeunes talents de l’OM. Valentin Carboni, 20 ans, milieu offensif au gabarit taillé pour la Ligue 1, s’est blessé gravement lors d’une séance individuelle en Argentine début février. Un tacle mal contrôlé lors d’un exercice de conservation de balle a touché son genou droit, provoquant une douleur vive et un gonflement immédiat. Le staff médical local, dépassé, a immédiatement alerté Marseille : rapatriement express via vol sanitaire, atterrissage au Vélodrome sous escorte médicale confidentielle. Les échos du Commanderie filtrent au compte-gouttes, mais les proches du club parlent d’une « lésion ligamentaire suspecte », avec IRM en urgence pratiquée dès le lendemain.

Le staff temporise, les supporters s’inquiètent

Interrogé en off par les insiders phocéens, Habib Beye refuse pour l’instant toute dramatisation publique. « Fabio est suivi 24/7, on attend les résultats précis avant de communiquer », glisse un membre du staff, qui évoque néanmoins un manque cruel de rythme pour le gamin déjà handicapé par des pépins récurrents. Prêté par l’Inter Milan avec mission de briller en Ligue 1, Carboni n’a cumulé que 320 minutes cette saison, entrecoupées d’arrêts maladie. Cette nouvelle tuile tombe au pire moment : l’OM enchaîne les matches de Coupe de France et de championnat, avec un effectif déjà décimé par les absences de Merlin et Højbjerg. Les Supras Sud, toujours à l’affût, lancent déjà les théories sur Instagram : simple contusion ou fin prématurée du prêt ?

Enjeu majeur pour le futur phocéen

Au-delà du drame sportif, cette affaire Carboni interroge la gestion des prêts à l’étranger par l’OM. Pourquoi envoyer un joueur fragile si loin sans filet médical renforcé ? Les dirigeants marseillais, déjà sous pression après la cyberattaque des supporters, pourraient revoir leur copie sur les accords transcontinentaux. Si les exams confirment une rupture des ligaments croisés – scénario craint mais non écarté –, le départ anticipé vers Milan s’impose, privant Marseille d’un joker offensif au potentiel XXL. Beye, pragmatique, active déjà les radars mercato pour un remplaçant polyvalent. Reste à savoir si ce coup dur catalysera un sursaut ou achèvera d’enfoncer un vestiaire en quête de stabilité. Les prochains jours s’annoncent brûlants au Vélodrome.

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