OM : le maillon faible est algérien

Il voulait briller sous le maillot de son club de cœur. Pour l’instant, Himad Abdelli fait plutôt figure de boulet.

Dimanche soir, lors du match nul décevant concédé par l’Olympique de Marseille face à Nice (1-1) en Ligue 1, le milieu de terrain international algérien a une nouvelle fois cristallisé les inquiétudes en étant directement à l’origine du penalty niçois. Une perte de balle évitable dans l’axe, une semelle de Tadjidine Mmadi sur Jonathan Clauss, et l’égalisation au bout du pied adverse. Résumé d’une soirée noire, symbole d’un début de parcours raté.

Beye ne nomme personne, mais tout le monde comprend

En conférence de presse d’après-match, Habib Beye n’a pas prononcé le nom d’Abdelli. Mais ses mots n’ont laissé aucune place au doute. « Ce n’est pas suffisant pour certains. Quand vous rentrez dans un match comme celui-ci, il faut rentrer au niveau du match », a lâché l’entraîneur marseillais, visiblement agacé. RMC Sport confirme que le technicien sénégalais visait bel et bien l’étourderie de l’ancien Angevin, coupable d’avoir tenté d’éviter une touche pour finalement offrir le ballon aux Aiglons dans une zone centrale dangereuse.

Des statistiques qui accablent

Au-delà de l’anecdote, les chiffres dressent un tableau préoccupant. Depuis son arrivée lors du mercato hivernal en provenance d’Angers, l’OM n’a remporté aucun des six matchs dans lesquels Abdelli a disputé au moins dix minutes. Plus parlant encore : sur les 178 minutes cumulées du joueur de 26 ans sous les couleurs phocéennes — soit l’équivalent de deux rencontres complètes — Marseille a encaissé neuf buts, contre Paris, Strasbourg, Toulouse, Lorient et Nice, pour seulement trois inscrits. Une corrélation qui fait mal, même si la responsabilité individuelle d’un milieu de terrain dans un bilan collectif reste difficile à établir avec certitude.

Un transfert de rêve qui tourne au cauchemar

Recruté comme un renfort capable d’apporter de la créativité et de la percussion dans l’entrejeu marseillais, Abdelli peine à s’adapter au niveau d’exigence de l’OM et au rythme de la course à l’Europe. Certes, il serait prématuré de clore définitivement le dossier : la saison n’est pas terminée, et les recrues hivernales ont souvent besoin de temps. Mais les signaux envoyés semaine après semaine ne plaident pas en sa faveur.

À Marseille, la patience a ses limites. Et elles semblent de plus en plus proches.