OM : le coût de l’élimination en Ligue des champions

ruges a planté un couteau financier dans le cœur de l’OM. L’élimination 3-0 en Ligue des Champions laisse sur le carreau 3,375 millions d’euros de primes, un trou béant dans les caisses marseillaises.

Un crash aux allures de cauchemar comptable

À la Jan Breydel, l’OM a vu son rêve européen s’effondrer sous les coups de boutoir de Bruges, mais c’est en salle des comptes que la douleur est la plus vive. Exit 3,375 millions d’euros de primes UEFA : 2,1 millions pour une victoire manquée, 700 000 euros pour un nul fantasmé, 1 million de bonus barrages et 275 000 euros de dégringolage au classement (25e au lieu de 24e). Roberto De Zerbi, visage fermé, assume le naufrage sportif, mais les dirigeants rongent leur frein devant ce gouffre inattendu. Avec 18,6 millions déjà en poche sur une participation totale flirtant les 50, l’OM rate le coche d’une qualif en huitièmes qui aurait gonflé la tirelire de 5 à 11 millions supplémentaires.

Des finances déjà sous tension

Ce pécule perdu n’est que la partie émergée de l’iceberg. Billetterie, sponsoring, droits TV : les retombées collatérales de l’Europe font cruellement défaut à un OM englué dans un déficit budgétaire persistant. Le mercato hivernal, déjà timide avec les arrivées de Timber et Nwaneri, risque d’être encore plus rachitique. Frank McCourt, le proprio américain, toise les comptes d’un œil torve, tandis que les supporters tempêtent sur les réseaux. De Zerbi parle de « leçons à tirer », mais sur le terrain financier, la leçon est brutale : un faux pas européen peut coûter une saison.

Reste une lueur : les 18,6 millions fixes rassurent à peine. L’OM doit maintenant se recentrer sur la L1 et l’Europa League pour panser les plaies. Mais ce crash belge rappelle que dans le foot moderne, un but à la 90e peut valoir des millions. Marseille l’a appris à ses dépens, et ça pique.