OM : le bilan d’un mercato d’hiver agité

Encore un marché hivernal agité sur la Canebière. Quatre recrues, dix départs, beaucoup de valises, et une idée toute simple : la stabilité, ce sera pour plus tard.

Il y a des mercatos où l’on sent le vent tourner. À Marseille, c’est presque devenu une chronique d’hiver : Pablo Longoria brasse, remue, tente, et finit toujours par surprendre. Lundi soir, quand le marché s’est refermé à 20 heures, l’OM affichait un sacré bilan – quatorze mouvements, rien que ça. Deux arrivées de dernière minute, six départs en rafale. Et cette impression persistante d’un puzzle qu’on recommence sans cesse. Longoria lui-même le reconnaissait du bout des lèvres sur beIN Sports : oui, la stabilité rend les équipes meilleures. Sauf qu’ici, elle se fait toujours attendre.

Le cœur du chantier, encore une fois, se trouve au milieu. Himad Abdelli, recruté pour 3,5 millions d’euros, débarque d’Angers avec une faim de jeu et un relâchement technique qui colle parfaitement au style De Zerbi. À ses côtés, le Nigérian Tochukwu Nnadi (6 M€, Zulte-Waregem) apporte puissance et densité, un profil qui manquait cruellement à cet effectif en constante mutation. Ajoutez à cela Ethan Nwaneri, le joyau prêté par Arsenal, et Quinten Timber, venu de Feyenoord, et l’on se retrouve avec un milieu digne d’un Rubik’s Cube. Trop de choix ? Peut-être. Mais c’est le prix d’un projet qui s’ajuste à chaque fenêtre.

Des ventes, des prêts, et un grand ménage

Et pendant que certains arrivent, d’autres bouclent leurs valises. Angel Gomes file à Wolverhampton, Matt O’Riley retourne à Brighton, deux demi-saisons et puis s’en vont. De Zerbi explique calmement que c’est une question de temps de jeu. On le croit, à moitié. Car l’OM, lui, avait aussi besoin de liquidités : Robinio Vaz vendu à l’AS Rome pour 25 M€, Darryl Bakola à Sassuolo pour 10 M€, Ismaël Koné définitivement cédé pour 13 M€. En tout, près de 50 millions d’euros encaissés, de quoi respirer un peu… avant le prochain chamboulement. Car à Marseille, plus qu’un mercato, c’est une tempête cyclique qui s’installe. Et elle semble loin de s’arrêter.