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OM : la « recrutite » aïgue de Longoria, fossoyeur de la stabilité !

Pablo LONGORIA (Photo by Anthony Bibard/FEP/Icon Sport)

L’Olympique de Marseille vit au rythme effréné des mercatos orchestrés par Pablo Longoria, avec une instabilité chronique qui mine les ambitions du club phocéen.

Depuis l’arrivée de Pablo Longoria à la tête du projet sportif en 2020, l’OM a enregistré pas moins de 172 mouvements de joueurs : 80 arrivées contre 92 départs, selon un bilan exhaustif publié par La Provence. Les chiffres financiers sont tout aussi vertigineux, avec 542 millions d’euros dépensés en cinq ans, contre 336,5 millions encaissés en ventes, creusant un déficit colossal malgré des efforts pour équilibrer les comptes. Le dernier mercato hivernal 2026 a amplifié cette frénésie, avec quatre recrues pour dix départs, dont Neal Maupay prêté à Séville et Darryl Bakola cédé à Sassuolo pour 12 millions d’euros.

Mercato en folie : Longoria assume !

Roberto De Zerbi, l’entraîneur italien récemment débarqué, n’a pas mâché ses mots : « Il y a toujours 6 ou 7 changements chaque saison, c’est dur d’être compétitif. Cet été, on a changé 12 joueurs », a-t-il lancé en conférence de presse, pointant l’absence de cohésion due à ce turn-over permanent. Pablo Longoria a répliqué sur beIN Sports, reconnaissant l’impact : « La stabilité aide pour les automatismes défensifs », mais justifiant les mouvements par la nécessité d’améliorer l’effectif pour la Ligue des Champions et le championnat. Les tensions internes culminent avec le départ récent de Mehdi Benatia, officiellement démissionnaire, mais lié à des relations distendues avec Longoria et une lassitude face à cette instabilité constante.

Conséquences sportives et avenir incertain

Cette politique de mouvements incessants a transformé l’OM en un chantier perpétuel, favorisant l’élimination précoce de la Ligue des Champions et une saison en dents de scie en Ligue 1. Malgré la confiance persistante de Frank McCourt, la presse fustige un projet flou, comparant Marseille à Nantes dans sa gestion chaotique. Longoria défend une stratégie économique et ambitieuse, mais les observateurs doutent : sans stabilité, les qualifications en Ligue des Champions et la Coupe de France pourraient sceller son sort.

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