Dans l’ombre des crises internes, l’OM scrute déjà l’été avec un œil affûté sur Konstantinos Karetsas, prodige grec de 18 ans qui fait saliver en Ligue 1.
Konstantinos Karetsas, milieu offensif grec de 18 ans qui évolue actuellement à Genk, en Belgique, émerge comme la piste la plus discrète et prometteuse du mercato phocéen. Suivi de près par les recruteurs marseillais, ce talent pur de l’Olympiakos Pirée combine vitesse, technique et vision du jeu, des qualités rares pour son âge. Alors que Pablo Longoria semble relégué et que Mehdi Benatia tient les rênes sportives, ce dossier incarne la stratégie pragmatique de l’OM : miser sur des profils à fort potentiel de revente plutôt que sur des stars hors de prix. Peu médiatisé jusqu’ici, Karetsas a déjà brillé en Europa League, attirant l’attention de plusieurs cadors européens.
Bataille bretonne en vue !
Mais la concurrence s’annonce rude, avec le Stade Rennais déjà sur les rangs pour ce même phénomène. Rennes, habitué à chiper des pépites à bas coût pour les revendre en or, voit en Karetsas le profil idéal pour dynamiser son entrejeu. À Marseille, on accélère discrètement : des contacts informels avec l’entourage du joueur ont été noués ces dernières semaines, dans un contexte où Frank McCourt bloque les départs majeurs pour stabiliser l’effectif. Cette course à deux entre l’OM et le SRFC pourrait animer l’intersaison, surtout si Benatia impose sa patte sur les choix stratégiques. Les Grecs, conscients de l’engouement, exigent déjà une indemnité supérieure à 14 millions d’euros pour leur joyau.
À l’heure où l’OM digère ses turbulences internes, ce dossier Karetsas offre une bouffée d’optimisme. Repéré pour sa polyvalence (capable d’évoluer en 8, 10 ou même ailier), il pourrait être le coup à 14M€ qui relance la machine phocéenne sans déséquilibrer les finances. Reste à savoir si Marseille saura devancer Rennes dans cette tractation feutrée, loin des projecteurs des gros transferts. Une opération réussie conforterait la crédibilité du nouveau pouvoir en place et enverrait un signal fort : l’OM anticipe, coûte que coûte.


