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OM : Jérôme Rothen démonte le style Habib Beye, « Ce n’est pas ma tasse de thé »

Habib BEYE (Photo by Daniel Derajinski/Icon Sport)

Arrivé récemment sur le banc de l’Olympique de Marseille, Habib Beye vit des débuts contrastés. L’ancien international français Jérôme Rothen n’a pas mâché ses mots sur RMC pour juger les premières semaines du technicien sénégalais, tout en saluant une certaine évolution dans sa gestion du vestiaire.

Habib Beye n’aura pas bénéficié d’un état de grâce bien long à Marseille. Depuis sa nomination, les résultats et le contenu de jeu peinent à convaincre un public exigeant et un entourage médiatique jamais tendre avec les entraîneurs olympiens. Et parmi les observateurs les plus critiques, Jérôme Rothen s’est illustré cette semaine dans Rothen s’enflamme, sur RMC, en livrant un avis très mitigé sur les premières apparitions du nouveau coach phocéen. Selon lui, les signaux envoyés par l’OM « n’ont rien d’encourageant ».

« Dans la continuité de De Zerbi »

Pour Rothen, l’OM version Beye ne parvient pas à se détacher de l’héritage compliqué laissé par Roberto De Zerbi. « On est dans la continuité », a-t-il déploré, évoquant notamment le traumatisme de l’élimination précoce en Coupe de France et la claque reçue contre Toulouse. « Il y a un titre qui s’est envolé avec cette défaite. Ce n’est pas ma tasse de thé Habib Beye, mais il y a des modifications tactiques, on le voit bien », a-t-il ajouté, nuançant légèrement son propos.

Des propos qui reflètent une ambiance lourde autour du club, où la patience du public s’érode à mesure que les contre-performances s’enchaînent. En coulisses, Beye s’attelle déjà à imposer sa méthode, faite d’exigence et de communication. Mais face à la pression immédiate du Vélodrome, chaque choix technique ou tactique devient un sujet de débat.

S’il reste critique, Rothen reconnaît toutefois un mérite au technicien marseillais : celui d’avoir su ajuster son discours et ses décisions après des débuts timides. « Il a changé son fusil d’épaule par rapport à Rennes, et ça, c’est plutôt une preuve d’intelligence », a conclu l’ancien joueur du PSG, notant une forme de progression dans le management du Sénégalais.

En évoquant une certaine « câlinothérapie » au sein du vestiaire, Rothen laisse entendre que Beye cherche avant tout à renouer un lien affectif fort avec son groupe, à l’opposé d’une méthode brutale ou autoritaire. Une stratégie risquée, mais peut-être nécessaire dans un environnement aussi exposé que celui de Marseille.

Alors que le club phocéen cherche désespérément la stabilité depuis plusieurs saisons, la réussite d’Habib Beye dépendra sans doute de sa capacité à transformer ces débuts hésitants en base solide pour la suite. Car à l’OM, la patience n’est jamais un luxe accordé bien longtemps.


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