Habib Beye a livré jeudi ses premiers mots en tant qu’entraîneur de l’OM, lors de sa conférence de presse au centre RLD, à 24 heures du choc à Brest.
Le nouvel homme fort, ancien capitaine phocéen passé par Rennes, s’est montré serein et pragmatique, balayant les doutes avec des déclarations ciselées sur l’urgence des résultats et la continuité tactique. « C’est une grande fierté d’être ici, avec l’attachement que j’ai pour ce club », a-t-il lancé d’entrée, avant de marteler : « On ne peut pas tout changer avec 24h de préparation. Il faut s’appuyer sur ce qui a été fait. »
Ses mots respirent la détermination. Sur le groupe, quasi complet malgré la suspension de Leonardo Balerdi : « Le staff a bien préparé la semaine, j’arrive pour montrer ma détermination. » Beye refuse les révolutions : « Je ne considère pas l’équipe comme malade, c’est une question de dynamique. On a un groupe de qualité pour accrocher le haut du tableau. » Il cible les failles : « On encaisse trop en fin de match, record en Europe. Il faut analyser à distance, puis à l’intérieur, pour remonter en bloc et dominer sans subir. »
« Rien n’est gagné à Brest, soyons verticaux et sereins »
L’enjeu du match contre Brest (20h45, 23e journée) domine ses propos. « Ce match est crucial pour regagner en confiance. Brest pose des problèmes à tout le monde à domicile, rien n’est gagné. Il faudra être verticaux, dominants, et exprimer notre football avec sérénité. » Sur le capitanat, en suspens sans Balerdi : « Je discuterai de la hiérarchie en privé avec le vestiaire. » Pas de noms, mais une promesse de leadership partagé.
Beye veut incarner l’OM : « Il faut respirer cette ville, l’incarner, véhiculer son aura européenne. Le club a un impact énorme, on doit gagner et accrocher ce qui se fait de mieux en Ligue 1. » Interrogé sur son projet de jeu : « Vendre ça serait prématuré. Le meilleur moment pour les émotions, ce sera demain soir avec une victoire. » Fidèle à sa réputation, il évoque une progression méthodique, intégrant les jeunes : « On avancera pas à pas. »
Présents, Frank McCourt et Mehdi Benatia ont applaudi ces déclarations musclées. Beye balaie les critiques sur sa légitimité : « Je suis là pour des résultats immédiats. » Ce baptême à Brest n’est pas qu’un test : c’est le premier écho d’un coach qui parle cash, comme un enfant du Vélodrome. Une victoire rallumerait la flamme ; un nul raviverait la grogne. Ses mots, eux, posent les bases : sérénité avant tout, résultats ou rien.
