Après la gifle reçue à Brest, le nouvel entraîneur marseillais fixe le ton : son équipe devra courir plus, et mieux. Habib Beye veut insuffler une intensité que l’OM n’a plus connue depuis longtemps.
Le constat du technicien sénégalais est clair, presque brutal. Depuis son arrivée, Habib Beye ne cesse de pointer le manque d’énergie de ses joueurs. À Brest (0-2), Marseille s’est encore montré apathique, incapable de rivaliser dans le rythme et les courses. Des chiffres parlants confirment ses propos : lors du nul face à Strasbourg (2-2), huit des dix joueurs ayant le plus couru portaient le maillot alsacien.
Une exigence physique comme boussole
L’ex-coach de Rennes veut désormais que l’OM change de braquet. Plus de verticalité, plus de transitions dynamiques, et surtout une densité athlétique bien supérieure. « En Ligue 1, la technique ne suffit pas sans intensité », a rappelé Beye, déterminé à redonner au club phocéen cette grinta souvent réclamée par le Vélodrome. L’ère du pressing léger semble bel et bien terminée.
