Alors que la Jamaïque rêvait d’accueillir Mason Greenwood lors du dernier rassemblement international, l’attaquant de l’Olympique de Marseille a finalement décidé de décliner l’invitation, malgré l’obtention toute récente de son passeport jamaïcain. Cette décision a déçu de nombreux fans et dirigeants du football local, qui rêvaient de voir l’ancien prodige anglais revêtir le maillot des Reggae Boyz lors des qualifications pour la Coupe du monde 2026.
Greenwood, devenu persona non grata en Angleterre après ses démêlés judiciaires, pouvait se tourner vers la sélection de son père grâce à la nouvelle réglementation FIFA et ses liens familiaux. Après avoir rempli toutes les démarches administratives, il était pressenti pour débuter contre les Bermudes, mais a choisi de se concentrer sur son club et remettre à plus tard sa décision de changer de fédération. « Nous nous attendions à ce qu’il vienne, mais il préfère prendre son temps. C’est un peu décevant », a confié Steve McClaren, sélectionneur jamaïcain, à la presse locale.
Ce choix stratégique interroge : Greenwood, auteur d’un solide début de saison avec l’OM (1 but, 2 passes décisives en 3 matches), a fait le pari de la stabilité en club pour s’assurer une saison à haut niveau, notamment avant l’entrée en lice en Ligue des Champions. Les sollicitations sont réelles du côté de la Jamaïque, mais l’attaquant préfère repousser tout engagement international pour le moment, malgré l’intérêt de fédérations étrangères et l’espoir grandissant de tout un pays.
Dans le contexte d’un football mondial marqué par des changements de nationalité et des enjeux personnels, la décision de Greenwood révèle les complexités auxquelles font face les joueurs bi-nationaux. La Jamaïque continue de garder le contact avec lui, espérant le convaincre à l’avenir, tandis que Greenwood reste focalisé sur ses performances à Marseille. Il pourrait bien surprendre tout le monde lors des prochaines échéances, en club ou en sélection, laissant les supporters jamaïcains dans l’attente.

