Courte embellie pour l’OM, peut-être, mais pas encore de vraie clarté. Mardi soir, face à Rennes (3-0), les Marseillais ont retrouvé un peu d’air en Coupe de France, après des jours de doute et de critiques.
Le score est large, presque flatteur même, tant le match a été marqué par les maladresses bretonnes. Et pourtant, cette victoire a redonné quelques sourires. De Zerbi a applaudi la discipline, la rigueur défensive et cette mentalité qu’il réclamait depuis Bruges. Rien d’extraordinaire, mais un semblant d’équilibre retrouvé. “Il fallait gagner, on l’a fait”, a-t-il simplement glissé après la rencontre, visiblement soulagé sans être emballé.
Une équipe qui échappe à son propre entraîneur
Sauf que derrière le sourire, le coach n’a pas masqué sa perplexité. “J’avais peur d’être trop déséquilibré, et finalement on n’a pas concédé un tir”, a-t-il lâché en conférence de presse, mi-amusé mi-perdu. L’aveu dit beaucoup : cet OM-là est un mystère même pour son chef d’orchestre. Quand l’équipe joue avec prudence, elle encaisse. Quand elle se lâche, elle résiste. Le paradoxe marseillais dans toute sa splendeur. De Zerbi le sait, rien n’est encore solide dans ce groupe. Une bonne soirée ne suffit pas à effacer les frustrations accumulées, ni à faire oublier la débâcle européenne. Le banc marseillais reste un poste à haut risque — même après une qualification tranquille.
Et maintenant ? Paris arrive, avec tout ce que cela charrie d’adrénaline et de doutes. La victoire contre Rennes a calmé les têtes, pas les interrogations. Ce groupe est imprévisible, parfois déroutant même dans sa logique interne. De Zerbi cherche la cohérence, ses joueurs la constance. Entre les deux, un fossé que la Coupe de France pourrait, peut-être, combler. Mais à Marseille, on sait trop bien que les certitudes ne durent jamais bien longtemps.

