OM : De Zerbi au cœur de la tempête avant le classico

À la veille d’un PSG-OM sous tension, Roberto De Zerbi cristallise les critiques. Ses choix, notamment dans les buts, divisent jusque dans le vestiaire marseillais.

L’atmosphère est électrique du côté de la Commanderie. L’élimination cruelle de la Ligue des Champions semblait digérée grâce au large succès contre Rennes (3-0) en Coupe de France, mais les débats ont vite repris. Roberto De Zerbi, fidèle à sa méthode directe, continue de bousculer la hiérarchie. Et voilà que son gardien numéro un, Geronimo Rulli, se retrouve menacé par Jeffrey De Lange, plus discret mais irréprochable ces dernières semaines. Une décision qui passe mal pour certains observateurs. Le journaliste Grégory Schneider parle même d’un entraîneur qui “démolit ses cadres”. Le mot est fort, mais pas isolé.

De Lange, symbole d’un OM sous tension

S’il aligne De Lange au Parc, De Zerbi assumera un choix fort. Un pari même. Car oui, l’ancien portier de l’Heracles Almelo reste invaincu en dix apparitions, avec une série de clean sheets et des statistiques impeccables. Et pourtant, tout le monde ne s’y retrouve pas. Les chiffres plaident pour lui, mais le contexte, lui, reste glissant. Rulli, malgré ses erreurs, garde une certaine aura européenne, et le remplacer dans un classico, c’est envoyer un message aussi psychologique que sportif.

Pas question pour De Zerbi de reculer. Il répète que “le club passe avant tout”, au risque d’éroder la confiance de certains cadres. On le sent, entre tensions internes et exigence de résultat, la ligne est fine. Très fine. Le technicien italien avance sur des braises chaudes, conscient qu’un faux pas à Paris pourrait rallumer toutes les critiques. Et à Marseille, elles ne manquent jamais longtemps.